Aux US c'est la neutralité du net, en Europe les liens ?

Rédigé par Kazhnuz -

Je crois qu'il n'y a pas de complot dans le monde, mais des épidémies de foutage de gueule massives (on commence dans la subtilité et la bonne humeur). Pendant qu'aux US c'est la neutralité du net qui a été attaquée, en Europe des lobby veulent "tout simplement" s'attaquer aux liens hypertexte, base du web. À la base de cette nouvelle ? Cette lettre ouverte, même si elle n'est pas trop ouverte non plus puisqu'il faut être abonné du monde.

Grossomodo, qu'est-ce que veulent les lobby journalistiques ? C'est assez simple : ils estiment qu'en tant que producteur d'un contenu qui est "utilisé" par des plateformes qui font des liens vers eux, ils leur "fournissent du contenu" et qu'ils devraient donc recevoir du fric pour chaque lien entrant vers eux. Son idée est qu'en matière d'information, la gratuité est un mythe (c'est pas faux), et que leur créateurs paie pour un contenue que des plateforme en ligne utilise ensuite. Ils visent notamment FB et Google, mais dans cette attaque qu'on pourrait croire juste dirigée envers les GAFAMs, c'est à la libre création de liens sur internet qui s'attaque, et c'est un peu génant parce que c'est une des bases du web.

L'article de Julia Reda sur le sujet explique très bien à quel point c'est dangereux de s'attaquer aux liens parce que c'est une des bases du web, et je ne pourrais trop vous recommander de le lire.

Le web, c'est une interconnection de différentes pages, site et services entre eux, à travers cet outil fondamental qui est le liens hypertexte. Le Web, ce n'est en fin de compte qu'une série de page avec plus ou moins d'interactivité, avec des liens fait entre ces pages. Tuer ce lien, c'est donc s'attaquer à tout un modèle d'accès à l'info, où plus précisément de partage de source d'accès à l'info.

En effet, l'accès gratuit à l'information, il est pas fait par les plateforme qui font des liens. Ce n'est pas google qui a rendu gratuit les journaux en ligne, ce sont les journaux en ligne eux-même. Je veux dire, on se calme les gens, Google à fait assez de merde pour pas qu'on en rajoute d'autres :'D. Ce que font ces plateforme (et aussi bien des GAFAMs que des services libres et open-source tels que Searx, Diaspora*, Mastodon…), en mettant un lien n'est pas "mettre à disposition du contenu", c'est indiqué où ce contenu peut-être trouvé sur internet.

D'ailleurs, on peut faire remarquer que le Monde, en publisant ce texte sous forme de texte qui ne peut être lu qu'en payant trouve cela : cela montre que si on ne met pas le texte à disposition, ce ne sont pas les moteurs de recherche et les réseaux sociaux qui le feront.

Julia Reda cite dans son article Prof. Höppner, avocat des éditeurs allemands lors d’une affaire contre Facebook et Google, qui indique bien quel est le but d'un tel projet :

Ceci est un droit à la prohibition. C’est un droit qui permet de s’assurer qu’il n’y a pas de plateformes qui apparaissent n’importe où, n’importe quand, exploitent des contenus publiés ailleurs et basent là-dessus leur modèle commercial. Le but premier et principal est d’empêcher ces exploitations commerciales – purement et simplement, d’empêcher leur existence.

En visant le lien, dans ce but assumer, c'est donc une attaque contre les principes même du web qui sont fait, au nom d'une volonté de contrôler même la mise à disposition du chemin pour aller vers le contenu.

Maintenant, on peut se poser la question pragmatique : quel serait les effets d'une telle loi ?

Tout d'abord, cette attaque contre les liens pourrait provoquer une isolations des différents services entre eux, et le fait de rendre plus difficile la capacité à commenter, discuter d'un article, d'autant plus quand le but avoué est de pouvoir tuer les modèles économiques basés sur les liens (ou en tout cas de les faire raquer).

Ensuite, ce serait un acte mauvais pour les médias eux-même. Parce que bon, si les plateforme de diffusion décident de pas payer, et bloquent les médias concernés, je pense que ce serait eux qui vont souffrir le plus, pas lesdites plateformes. Je veux dire, si demain, plus aucun lien extérieur ne redirige vers Le Monde, ou Le Figaro, ou n'importe quel autre média, les média concernés vont perdre des tas de lecteurs, et surtout d'autres médias vont en profiter pour prendre la place. Cette volonté isolationniste est une mauvaise idée pour les média aussi, voir pour eux en premier.

J'ai déjà dit dans mon coup de gueule sur les événements qui s'étaient produit autour de la Neutralité du Net que j'avais peur de voir dans le monde d'internet des situations proches de celles du monde du multimédia, avec des trusts qui veulent controler tout les étages de la production. Et j'admet que je me demande si cela ne pourrait pas arriver que dans un tel cas, les Géants du Web ne deviendraient pas intéressé pour financer leurs propres groupes de presses… Et franchement je pense que ce ne serait pas bon, et que cela provoquerait des risques assez énorme niveau hyper-centralisation. (Et je parie que certains signataire de la lettre ouverte seraient les premiers à critiquer cette concurrence déloyal… :') Non pas qu'ils en auraient tors, mais il y aurait un aspect "arroseur arrosé" presque digne d'un vieux cartoon. )

Je pense que cela risquerait encore une fois d'amplifier le phénomène de centralisation des médias, qui existe déjà. Ce serait également un gros soucis pour pleins de petits sites qui n'ont pas la puissance financière d'un FB et tout. Et un dernier soucis que je vois, c'est pour pas mal de "petits journaux" qui risqueraient de raquer si les GAFAMs décident de bloquer tous les média plus "traditionnels" sans discernement, parce qu'ils pourront bien plus difficilement être découvert et diffuser à leur communauté.

Bref, je pense que c'est une bien belle connerie, et qui pourrait donner des résultats assez catastrophiques.

Aucun commentaire - Classé dans : Internet Libre - Mots clés : aucun

Neutralité du Net, petite mise au point

Rédigé par Kazhnuz -

Note : Cet article est une refonte d'un thread que j'ai fait il y a de cela un moment, il n'y aura pas grand chose de plus que ce que j'ai dit, donc vous pouvez skipper entièrement cet article si vous avez lu le thread :)

J'ai vu pleins de thread sur twitter sur le vote contre la Neutralité du Net, une des plus anciennes règles d'internet, qui avait été mise sous forme de loi en 2015 par l'administration d'Obama. Du coup, je fais cet article pour vulgariser un peu la question. Le but n'est pas de faire une explication 100% exacte d'un point de vue technique, mais de vulgariser les enjeux de la question. Je tiens à préciser que c'est une version article d'un thread twitter que j'ai fait sur le sujet, ce qui fait que cela pourra peut-être vous sembler un peu redondant, mais j'essaie de mieux expliquer et de mieux m'exprimer sur certains aspects qui étaient toujours un peu flou.

Tout d'abord, qu'est-ce que la neutralité du net ? C'est un concept assez simple, l'idée qu'un opérateur, un fournisseur d'accès à Internet ne peut pas traiter un flux de donnée différemment d'un autre. Un paquet d'information venant de twitter doit être traité de la même manière qu'un paquet venant de FB, etc. Un opérateur ne peut donc pas faire qu'un flux de donnée venant de youtube soit plus rapide qu'un autre venant de dailymotion, ni même qu'un petit sytème de vidéo sur le site perso de Jean-Canard.

Cela ne veut pas dire que y'aura aucune différence de vitesse dans les faits entre les différents sites, cependant, puisque la vitesse d'une connection n'est pas dûe qu'à notre opérateur, y'a aussi le nombre de serveur, la puissance desdits serveurs, s'il y en a proche de chez nous, etc… Cela veut dire qu'un FAI ne peut pas privilégier certain services à d'autres. Une étape suivante et encore pire est de carrément bloquer certains flux, et faire que seul quelques sites seraient disponibles, mais rien que bien brider le reste, c'est déjà une atteinte à la Neutralité du Net puisqu'il y a discrimination des flux.

La fin de la neutralité du net donne donc la possibilité à des opérateurs de mettre sur des débits différents certains services. Cela ne dit pas exactement ce qu'ils vont faire de cette possibilité, ni exactement qui ils vont faire payer pour avoir accès à un service sur un débit de meilleurs qualité. Une première possibilité est qu'ils feraient payer les utilisateurs finaux pour avoir accès à un service sur un haut débit, la seconde est qu'ils feraient payer le propriétaire du service pour que le service soit sur la ligne "rapide" chez eux. Les deux sont problématiques pour un internet libre, pour des raisons qu'on verra plus tard.

Ce que craignent principalement les défenseurs de la neutralité du net (moi compris), c'est un certains nombre de possibilités, pas forcément exclusives. - Un fractionnement des abonnements internet en "pack" - Une hausse des prix pour avoir un internet "complet". - Une minitelisation du net et une centralisation autour des gros services existant. - Plus de tentative chez les opérateurs et les gros services internet de s'influencer mutellement.

Les deux premières possibilités sont liées à l'idée que ce serait les utilisateurs finaux qui pairaient. Si cette crainte n'est pas l'unique crainte à avoir, je ne suis pas totalement d'accord avec ceux qui l'excluent : On est face à une dérégulation, et cette dérégulation ne dit pas comment sera modifié le paysage économique des opérateurs. Dire qu'ils vont forcément faire payer uniquement les propriétaire des services, ça me semble un peu rapide comme déclaration.

Le fractionnement d'internet en "pack", c'est l'idée d'avoir un pack "social" (twitter, fb…), un pack "vidéo" (youtube, dailymotion), etc. Un des gros soucis de cela est que ça détruirait le principe même d'internet et du web, c'est à dire cette possibilité de naviguer de lien en lien, d'aller d'un site à un autre. C'est ce qu'on voit déjà dans la fameuse affiche d'une compagnie mobile du Portugal, qui est un peu hors sujet cependant, puisque ce sont des ajouts au forfait data pour un certain nombre de service. Mais c'est la crainte qu'ont une partie des défenseurs, et je ne pense pas qu'elle soit strictement impossible. Je ne crois pas qu'ils "bloqueraient" purement et simplement le reste, mais qu'on pairait pour avoir ces services sur la bande rapide. Cela fractionnerait artificiellement ce qui est un gros réseaux interconnecté, et en ferait une sorte de "télé 2.0".

Internet n'est pas une série de services, mais un réseau qui connecte des machines et des personnes dans des modalités diverses. Un tel fractionnement abimerait fortement cela.

Le second soucis que provoquerait un tel fractionnement s'il arrivait, ce serait l'augmentation des prix que cela pourrait causer. Parce qu'à force de devoir ajouter des "pack" à son offre de base, on se retrouvera avec un choix entre un internet bridé, où un internet cher. En résulterait du coup une situation où ce serait encore une fois les personnes les moins riches qui seraient les plus affectées, et la création d'un internet à deux vitesse.

Ces deux soucis arriveraient surtout dans le cas où ce serait l'utilisateurs final qui devrait payer pour avoir une bande passante haute pour certains services. Cependant, le dernier soucis dont je vais parler, et qui selon moi est le plus grave est celui de la Minitelisation du Net. La minitelisation du net, c'est cette centralisation progressive d'internet (surtout du web, mais aujourd'hui une majeure partie de nos interactions avec internet sont par le web) autour de ces gros services majeurs. C'est un processus qui existe déjà, malgré les tentatives de contrecarrer cela : il est déjà difficile de lutter contre les GAFAMs, ou Géant du Web. S'il est possible de s'en passer en partie et totalement, ils sont devenu une majeure partie de la consommation sur internet.

L'aventage de la neutralité du net, c'est qu'un petit service est tout aussi bien loti qu'un gros service au niveau du transit de ses données, et je dirais même que dû à ça, un gros service coute plus cher puisqu'il faut les data-center, la consommation énergétique, tandis qu'un petit service que j'héberge par moi même me coute moins. La fin de la neutralité du net pourrait provoquer un déséquilibre, et je doute qu'il serait prompt à aider les plus petit.

Si c'est l'utilisateur final qui a a payer, on peut craindre que les propositions de meilleur débit soit surtout offert pour les services qui ont déjà du monde dessus. Les sites qui vont le plus souffrir de la fin de la Neutralité du Net seront surtout les petits sites et services, ceux qui n'ont pas derrière une puissance financière pour faire des accords avec les opérateurs internet, et du coup être compris dans leurs abonnement.

Cependant, ce serait encore plus fort encore pire si le but est de faire pour les opérateurs une source de revenu des deux côtés, avec l'idée qu'ils feraient aussi payer les sites pour avoir accès à une meilleur bande passante. L'idée souvent émise est qu'il y aurait plusieurs niveaux de débits, plus où moins élevé. Encore une fois, ce serait ceux qui auraient la puissance financière de faire des accords qui auraient le plus de chance d'être sur les meilleurs débits. Parce que pour un petit concurrent à ces sites, ce serait un plus gros coût sur leur chiffre d'affaire de payer tout ça. C'est plus simple pour Netflix/Youtube de payer un tel coût en plus que pour un petit concurrent qui arrive sur le marché qui en aura pourtant aussi besoin. Surtout quand on peut voir que des géants du web paie pour le fait de poser des nouveaux câbles sous-marin et tout.

C'est pour ça que je rigole un peu à l'argument "ouais mais la neutralité du Net, les GAFAMs veulent ça donc cépabien" : lesdits GAFAMs seront ceux qui vont être le moins affectés négativement dans toute cette affaire, et je pense que ça renforcera même la centralisation autour d'eux, pour les raisons cités plus haut. Les petits services/sites risquent fortement d'être ceux qui seront le plus souvent bridés, et qui donc en plus des soucis qu'ils ont déjà dû au fait d'être moins utilisé (moins d'argent pour se développer, moins d'utilisateurs donc moins d'attrait), ils risqueraient aussi d'avoir un défaut en plus sur la liste : "il sont moins rapide". Ce serait un coups dur, à une époque où on est beaucoup à vouloir redécentraliser internet (comme en témoigne des projets de Framasoft tels que les campagnes #DégooglisonsInternet, #Contributopia ou les #CHATONS).

Bref, la nature "anti-monopole" du truc je n'y crois absolument pas du tout. Pareil pour l'idée que cela briserait les monopoles actuels dans le monde des fournisseurs d'accès à Internet. Je pense que même si les "géants du web" veulent payer pour aller sur la bande forte, et n'y vont pas au forcing, ils paieront surtout pour les plus gros, avec le plus d'utilisateurs et puis basta. D'autant plus que pour les FAI, avoir l'argument "FB est plus rapide" lors offrira plus d'utilisateurs. Et je pense qu'il y a un dernier risque : celui que les gafam s'insinue trop dans l'aspect FAI et l'inverse.

Je pense également que la Neutralité du Net est aussi une des choses qui empêche d'avoir trop des situations de tentative de produire des situations de connivence entre acteurs, avec des grands services sur internet voulant racheter des opérateurs, où l'inverse. C'est dans un tel situation que ça deviendrait le plus problématique, avec la possibilité de plus aider les services d'une même société-mère. Pour l'instant, on en est pas là, mais ce genre de situation font partie de ce dont nous protège la Neutralité du Net, il faut bien s'en rendre compte.

Le but de se post n'est pas de prédire "ce qui va arriver", c'est d'indiquer du genre de cas de figure dont nous protège la neutralité du net : la neutralité du net sépare d'un coté les opérateurs et de l'autre les grands services internet. S'il est juste qu'il n'est pas facile d'être un opérateur internet, c'est ce qui nous empêche d'avoir des situations telles que celles des ventes liées dans le domaine des systèmes d'exploitation (ou on se retrouve face à des grands monopoles), où du multimédia où c'est parfois l’entièreté de la chaîne de production allant de la création d'une œuvre à sa diffusion qui peut appartenir à un même groupe. Ici, on a une partie, celle la plus proche de nous qui se doit d'avoir un peu de recul avec les producteurs de contenus puisqu'ils doivent traiter chaque paquet internet de manière égale.

On parle aussi de tous les risques d'utilisations partisane de la situation, avec le fait de vouloir offrir plus de visibilité à certains type d'idée et de bloquer plus souvent les messages qui ne plairaient pas à la classe politique. Personellement, je pense que les influences directement par la classe politique n'est pas le seul risque "politique" de cela (ni même le premier) : aucun service ni algorithme n'est "neutre" politiquement et comporte une certaine vision du monde qui peut influencer (voir l'histoire du mode "restreint" de youtube qui bloquait des vidéo de gens lgbt), et rien que créer cette situation de déséquilibre est un risque. D'autant plus que ces algorithme peuvent être utilisé pour influencé, en démontre des tas de choses qui ont été remarqué lors de l’élection de Donald Trump.

On peut imaginer que face à tout ces problèmes, les fournisseurs d'accès à internet alternatifs vont petit à petit se développer. et gagner en importance. Mais je crains qu'au moins au début, ils seront surtout utilisés par ceux qui connaissent, qui savent où en trouver…

Bref, la fin de la Neutralité du Net serait une situation extrèmement problématique, et qui pour moi pourrait avoir un certain nombre de conséquence et pour les acteurs sur internet qui subirait un déséquilibre qui poserait encore une fois plus de soucis aux petits acteurs, aux communautés (notamment celles qui produisent des outils décentralisés et libre), mais aussi pour les utilisateurs finaux, qui perdrait une partie du potentiel de découverte qu'offre internet à cause d'une telle situation. Cependant, il ne faut pas croire que la fin de la Neutralité du Net serait l'unique chose qui provoque de tels problèmes. Si une partie des problèmes causé par la fin de la Neutralité du Net seraient propre à cette situation, la centralisation d'Internet est un processus qui existe déjà, et qui ne ferait qu'empire.

C'est pour ça que je pense que pour lutter, il faut mener une véritable lutte contre le cœur du problème, et se demander ce qu'est Internet. Qu'est ce qu'il est supposer nous apporté. Est-ce une télévision 2.0 avec comme "chaine" Facebook, Twitter, etc ? Est-ce un réseau global ? Doit-il être libre, doit-il être composé de plateforme fermée ? Tout cela est pourquoi je pense qu'un bon moyen d'aider est de se renseigner un peu sur les alternatives au modèle centralisateur : les CHATONS, les projets de Framasoft, les FAI alternatifs…

Pour vous renseigner, je peux vous proposer quelques liens, pour découvrir et en apprendre plus

Aucun commentaire - Classé dans : Tribunes, Internet Libre - Mots clés : aucun

Ubuntu 17.10 et GNOME

Rédigé par Kazhnuz -

Comme vous le savez, Ubuntu a décidé de repasser sous GNOME-Shell pour son interface principale. Cependant, les détails n'étaient lors de l'annonce pas connu, et assez contradictoire entre eux. D'un côté certains pensaient qu'on aurait un GNOME Vanilla, et d'autres espéraient qu'on aurait un clone 1:1 d'Unity utilisant le moteur de Gnome-Shell. Aujourd'hui, le gel de l'ajout de nouvelle fonctionnalité est passé, et de ce fait, on a une vision plus claire de ce à quoi pourra ressembler le futur GNOMEsque de Ubuntu.

Avant de véritablement donner la liste des différences et des nouveautés, je vais commencé par parler de la manière dont la transition a été faite. Le travail sur la session Ubuntu a été réalisé en concertation avec la communauté GNOME, en particulier par des discussions sur quelle était la meilleur marche à suivre pour créer une expérience Ubuntu (notamment à la GUADEC). Des développeurs Ubuntu sont également devenus membres de la fondations GNOME (et ont notamment leurs blogs désormais actifs sur Planet GNOME).

Au niveau technique, le choix s'est porté sur une manière de faire similaire à la session GNOME Classic. En plus des deux sessions connus de GNOME Shell (GNOME et Classic), une troisième session a été ajoutée dans Ubuntu : la session Ubuntu (jusque là, tout semble logique). Cela permettra d'avoir toutes les modifications spécifiques à Ubuntu dans une session à part, sans avoir à modifier la session GNOME. Cela veut dire que toutes les modifications faites par Canonical et l'équipe bureau d'Ubuntu peuvent être contournée par la simple installation de la session GNOME ( sudo apt install gnome-session ). Ensuite, les modifications ont été implémenté par :

  • Des patchs au niveau de la distribution (le theme GDM différent)

  • Des paramètres différents (les boutons de fenêtres, par exemple)

  • Des patchs actifs que dans la session Ubuntu (le theme Ubuntu, par exemple)

  • Des extensions activés par défaut dans la session Ubuntu.

Au niveau de la version de GNOME, Ubuntu 17.10 utilisera la version la plus récente de GNOME : GNOME 3.26. Cela permettra aux utilisateurs d'accéder aux toutes dernières nouveautés de cette version. Les contributions venant d'Ubuntu dans GNOME ont également augmentées, avec par exemple le travail de Marco Travisan sur le support des écrans à haute densité de pixel dans GNOME et le fait que ce soit désormais Jeremy Bicha qui maintient GNOME Tweaks. Il y a d'autres exemples de patchs fait par des développeurs employés par Canonical et/ou membre de la communauté Ubuntu, mais mon but n'est pas de faire une liste.

L'interface globale : ça ressemble à Unity, mais en différent.

Lorsque l'on voit l'interface globale de Ubuntu 17.10, on remarque une première chose : la présence de l'interface avec une barre horizontale en haut de l'écran, et une dock vertical à droite. Les deux principales différences à première vue avec GNOME sont donc ce dock et l'intégration des icones de status (via le protocole appindicator) sur la barre horizontale.

Ubuntu 17.10

Note : image piquée à Didier Roche, je suis sur mon netbook et ne peux donc pas prendre de screenshot d'Ubuntu 17.10

Cependant, dès qu'on y regarde de plus près, les différences avec Unity commencent à apparaître, et elle sont nombreuses. Le theme utilisé est toujours Ambiance, et des modifications ont été faites au theme GNOME Shell et au theme GDM afin de créer des couleurs plus proche de celle de la marque Ubuntu.

L'apparence basique est donc retenue, mais le bureau Ubuntu reste fidèle au mode de fonctionnement de GNOME.

Sur la barre verticale, le calendrier et les notifications sont désormais centrées, et le menu global est remplacé par deux boutons : le bouton "Activité" de GNOME (on en reparlera après) et un menu d'application réduit, destinée à affiché les fonctionnalités globale de l'application. Le HUD (qui permettait de chercher rapidement une fonction dans une application en appuyant sur alt) n'est également plus présent.

Sur le dock, les barre de progressions et les badges qui indiquaient les nouveaux messages ne sont plus présent, mais il est prévu de les faire revenir. La poubelle ne se trouve plus sur le dock, et tout en bas du dock se trouve l'accès aux applications supplémentaires.

Le Dash (menu principal) est donc remplacé par deux menus différents : celui des applications, et celui. Dans les deux, on peut trouver l'accès à la recherche des applications, et également à des moteurs de recherches internes fournis par les applications, qui permettent de chercher les fichiers, etc. Contrairement à GNOME cependant, le coin actif qui active la vue d'ensemble des fenêtres est désactivé, pour éviter que les utilisateurs l'active par accident. Le bouton super fonctionnera toujours pour l'activer.

Au niveau des fenêtres, elles utilisent désormais des barre d'entête (headerbar), les barre d'outil fusionnée à une barre de titre de GNOME. Les boutons de fenêtre se trouve sur la droite (pour minimiser les différences avec GNOME) et contiennent les boutons minimiser et maximiser (qui sont plus logique puisqu'il y a un dock).

Il y a également d'autres différences, mais j'ai marqué ici ce qui semble être pour moi les plus marquante.

Le choix qui fache : pourquoi forker DtD ?

(et l'application pour les appindicator)

J'ai souvent vu des personnes sur les flux de commentaires qui s'interrogent sur les choix de Canonical au niveau des extensions. En effet, au lieu d'installer directement dash-to-dock et l'extension appindicator, ils ont procédés à des forks léger de ces extensions. Qu'est-ce que cela signifie ? Cela signifie que leur fork sont situés dans des branches spécifiques des extensions cités plus haut, avec notamment des identifiants différents (ubuntu-dock et ubuntu-appindicator).

De nombreuses personnes se demandent pourquoi. Est-ce encore un syndrome de Not Invented Here ? Ne serait-ce pas plus simple d'utiliser l'extension Dash-to-Dock ? Pourquoi moi, utilisateur avancé, voudrais-je utilisé Ubuntu-Dock qui à un accès moins facile à la customisation ?

Je vais commencer par la dernière, en reprenant un commentaire que j'avais fait à l'époque sur OMGUbuntu (parce que je suis flemmard). En effet, la première chose à comprendre sur Ubuntu-Dock est ce qu'il est, où plutôt ce qu'il n'est pas : Ubuntu-Dock n'est pas un « meilleurs dock » que Dash-to-Dock. Ce fork n'a pas été fait parce que d-t-d n'aurait pas été assez bien pour Ubuntu. Au contraire, ils l'ont choisi et l'on forké parce qu'il était parfait. Ce dock n'a pas pour but de vous donner envie de remplacer Dash-to-Dock, qui sera toujours le dock « supérieur » avec plus de fonctionnalité. Il y aura très certainement des tas de tutoriel vous disant comment remplacer Ubuntu-Dock par Dash-to-Dock… et ce sera même super simple puisqu'il est prévu que Ubuntu-Dock s'auto-desactive quand Dash-to-Dock est actif ! Et à la moindre nouvelle fonctionnalité désirée par Ubuntu, il vont ajouté la fonctionnalité à d-t-d. La preuve dans le lien que j'ai cité plus haut.

Le but d'Ubuntu-Dock est simple : c'est d'être le dock par défaut de l'expérience par défaut d'Ubuntu. Voilà.

Mais vous me direz, alors pourquoi forker ? C'est expliqué dans l'article de Didier Roche qui parle du Dock. Le dock par défaut d'Ubuntu fait partie des paquets par défaut du system d'exploitation. C'est un composant du système, qui doit donc passé par des tests d'assurence de qualité pour être sur que tout marche bien. Hors, il est possible de mettre les extensions GNOME à jours depuis le dépots d'extension. Ces nouvelles versions s'installent donc dans votre dossier utilisateur, et ont la prioriété sur celles installées par défaut. S'ils n'avaient pas fait ce light-fork (pareil pour celui pour les indicateurs), un composant du système d'Ubuntu pourrait avoir des mises à jours qui ne passe pas par les protocoles pour s'assurer de la qualité des paquets.

Ubuntu étant un projet commercial avec des millions d'utilisateurs dans le monde et un bug étant si vite arrivé dans une mise à jour, c'est donc un choix tout a fait logique et pertinent.

Ma conclusion

Quand Unity a été abandonné, j'admet que j'ai été triste. Non pas tellement pour Unity 7 en lui même (il était condamné à terme), mais pour Unity 8 et les téléphones Ubuntu. Cependant, je dois dire une chose : je suis pour l'instant très content avec le travail fait par les équipes de Canonical sur le sujet. Ils ont collaboré avec les projets upstreams (que ce soit GNOME où même les extensions). Là, récemment, j'ai découvert qu'ils avaient travaillé avec les équipes d'engagement de GNOME sur le sujet de la documentation pour le passage de Unity à GNOME.

Certes, je ne dis pas que c'est sans défaut : Le fait de ne pas avoir le coin actif activé par défaut fait que cela rend impossible de déplacer un élément en drag-and-drop vers une application sur un autre espace de travail. Je suis également en désaccord avec certains choix de Canonical, tel que de ne pas activer Tracker par défaut (j'estime que c'est un outil vraiment utile qui accélère les recherches). Et j'aimerais bien qu'Ubuntu 18.04 utilise un theme plus moderne inspirée de Unity8, comme le theme GTK United et le theme d'icone Suru.

Cependant, pour une transition dont la décision n'a été prise qu'en Avril dernier, je trouve que le chemin parcouru est vraiment pas mal, et que la collaboration avec les projets du libre (un point que l'on a toujours reproché à Canonical) est vraiment bonne.

Aucun commentaire - Classé dans : Logiciels Libres - Mots clés : Ubuntu, GNOME

Souvenirs linuxiens

Rédigé par Kazhnuz -

Aujourd'hui, Linux à 26 ans. Je fais donc un petit article où je parle de l'évolution de mon utilisation de Linux :D

En fait, parler de ma "découverte de Linux" est compliqué : j'ai toujours connu l'existence de Linux : Mon père était utilisateur de logiciel libre, et membre du groupe d'utilisateur de Linux de ma ville - je me souviens qu'il m'y emmenait quand j'étais petit. Il utilisait SuSE globalement, même si je me souviens d'avoir trouvé des CD Red Hat et Ubuntu en rangeant des cartons xD Je me souviens l'avoir vu utiliser plusieurs bureau, dont je pense Window Maker. Je crois ausis l'aovir vu utiliser du GNOME 1, et je suis certain pour du GNOME 2.

Window Maker

Window Maker. Je me souviens particulièrement bien de l'icone avec le truc noir et blanc, je crois que c'était l'icone qui m'intriguait le plus :')

Pour ma part, j'ai commencé à l'utiliser en 2008, j'avais 14~15. Il s'agissait très certainement d'un Ubuntu 7.10 ou 8.04. Je saurais pas dire par contre exactement lequel des deux c'était, vu que ça dépend de quand je l'avais installé. J'avais pas fait de partionnage de mes disques et tout, j'avais utilisé un utilitaire pour cela : Wubi. Cela permettait d'installer Ubuntu à côté de Windows, sans avoir à partitionner son disque. J'ai eut au départ pas mal de soucis de carte WiFi, qui m'ont fait arrêter de l'utiliser la première fois.

J'ai retenté tout au long de mon année de troisième et durant le lycée, cette fois en utilisant le tutoriel du Site du Zero (aujourd'hui OpenClassroom), notamment pour les partitions. Parmi les éléments que j'ai rapidement aimé dans Ubuntu, ce sont les dépots de logiciel. Je pouvais installer pleins de logiciels depuis ma distribution, youhou ! Cependant, à chaque fois, je le lançais surtout une ou deux fois, sans vraiment l'utiliser. Je faisait un peu de Super Tux dessus, mais je revenais souvent à Windows.

Un autre élément que j'ai adoré rapidement (et que j'apprécie encore), c'était le fait de pouvoir télécharger et utiliser des thèmes, sans avoir à patcher des fichiers comme sous Windows. J'adorais déjà sous Windows XP modifier le thème de mon ordinateur (pareil pour les themes Winamp et autres trucs du genre), mais sous Linux c'était tout un nouvel univers de thèmes et d'icones customs qui s'offrait à moi !

Ubuntu à l'époque

À un moment pendant mon lycée (je pense alors que j'étais en première, peut-être avant, durant les vacances), mon père m'a installé sur un disque-dur externe OpenSuse, me permettant de me lancer plus profondément dans Linux. Je me souviens notamment que c'est sur cette machine que j'ai écrit les premiers chapitres de ma première tentative de saga, 3E8. À l'époque, le premier chapitre devait utiliser comme protagoniste Anaku, qui travaillait comme serviteur dans une therme (une idée que je vais reprendre dans Galdr). J'avais commencé à écrire ce chapitre en revenant d'un voyage à Rome, durant l'année scolaire 2009~2010. D'ailleurs, j'avais perdu ses chapitre et ne les ai retrouvé qu'en même temps que mon disque-dur externe récemment, ce qui avait lancé la réécriture du chapitre 1 d'une manière différente.

Ce que j'aimais bien avec cet OpenSUSE, c'était que j'avais plus de connaissance et moins de reticence à tenter de le découvrir en profondeur. J'ai commencé à l'époque à faire un peu de ligne de commande. Et évidemment, j'avais adoré choisir mon theme :D Pour vous donnez une idée de à quoi ressemblait mon bureau à l'époque, voilà (c'est pas une screen d'époque, c'est une reconstruction dans une machine virtuelle en réutilisant les mêmes themes et fond d'écran).

Ce à quoi ressemblait mon opensuse

Thème (gtk2 et metacity) : Crux. Theme d'icone : GNOME. Le fond d'écran est un vieux fond d'écran triskel que j'avais trouvé et recoloré sous GIMP.

Ensuite, j'ai perdu lors de mon déménagement en 2011 le disque dur avec mon opensuse dessus, et j'ai pas réutilisé Linux avant la fin de ma licence 2 en 2013, ou j'ai installé sur mon PC portable un Linux Mint sous Cinnamon. À noter qu'avant, j'utilisais plus windows mais MacOS pendant un temps, sur un PC parce que niklapoliss. Je suis passé ensuite de version de Linux en version de Linux, ayant essayé des dérivés d'Ubuntu et différents bureaux (et pas mal d'entre eux, j'ai essayé Cinnamon, Mate, XFCE, KDE, et bien d'autres…).

En plus de la possibilité de pouvoir changer de theme, c'était le fait de pouvoir changer de bureau entier qui s'ouvrait à moi xD Après, cela avait aussi un défaut : je passais mon temps à faire ce qu'on appelle du distro-hopping, c'est à dire que je changeais de distribution Linux tout les 2 à 3 mois.

À l'époque, je n'étais pas trop fan de GNOME et Unity, n'aimant pas leur expérience utilisateur qui sortait de celle "windows-like" qu'offraient les autres environnements de bureau, je faisais notamment partie de ceux qui estimaient que GNOME était "trop différent". J'estimais que les interfaces traditionnelles étaient plus adaptés aux besoins des utilisateurs, à la fois des utilisateurs avancés (parce que plus simple à customiser) et à celles des utilisateurs novices (parce que plus reconnaissable). J'ai maintenant un avis un peu différent sur le sujet.

C'est également vers cette époque que j'ai commencé à arrêter d'utiliser Windows, pour utiliser uniquement Linux que ce soit pour le travail où pour jouer. J'ai également petit à petit commencé à utiliser Linux pour d'autre utilisations : Sur mon serveur et sur des Raspberry Pi pour me construire des petite consoles à émulation avec Lakka.tv.

J'ai ici une petite screenshot de mon bureau en 2014, sous XFCE :

Mon bureau en 2014, sous XFCE

Xubuntu 14.04 avec le thème Numix et les icones Numix-Circle, les barres du bureau modifié pour rappeller à la fois Gnome 2 (avec une barre en haut et une en bas) et Unity (avec les launcheur dans la barre sur le côté, cette barre se cachant quand la souris n'est pas dessus). Le thème conky est le theme seasheel ou un truc du genre, présent par défaut dans le logiciel Conky Manager, et le theme Audacity est le thème par défaut.

Cependant, j'ai décidé un jour de tester si GNOME était aussi horrible que cela à l'utilisation, et j'ai installé Ubuntu GNOME sur mon PC, il y a environ deux ans. Depuis, j'ai quasiment uniquement utilisé GNOME, que ce soit sous Ubuntu GNOME ou sous Fedora. J'ai rapidement aimé ses concepts (minimalisme des interfaces mais avec un système d'extension puissant).

Mon bureau aujourd'hui

Ubuntu GNOME 17.04 sous GNOME 3.24. Les theme d'icone, du shell et des application sont Pop par System76, et le fond d'écran vient de Freedom Planet

Aujourd'hui, j'utilise plus qu'Ubuntu GNOME, et bientôt je passerais sous Ubuntu puisqu'Ubuntu va désormais utiliser GNOME Shell comme bureau principal. Ce mouvement vers Linux s'est accompagné d'un mouvement plus global de passage au logiciel libre chez moi, en particulier à partir des leaks du projet PRISM et du début de mon questionnement personnel sur le modèle économique basé sur la publicité : J'ai désactivé les appli Android de mon smartphone, et j'ai commencé à utiliser des logiciels différents pour les services en ligne, etc.

Cependant, même si ça s'accompagne dans un mouvement de choix de vie, je n'ai pas envie de faire de "l'évangélisme" où d'autres trucs du genre. Déjà, jouer aux témoins de Jehova avec "avez vous entendu parler de Linux" ça m'intéresse pas, ensuite j'estime que les gens sont assez grand⋅e⋅s pour faire ce qu'iel veulent. (et puis ayant beaucoup d'amis travaillant dans l'art ou produisant de l'art à titre de loisir, je sais qu'il y a certaine utilisation où ces pas possible).

Y'a aussi un peu de flemme, pour être tout à fait honnête.

Pour moi, Linux est passé de ce système d'exploitation différent que mon père utilisait sur son PC, et qui m'intrigait énormément quand j'étais petit, à un élément de ma vie quotidienne. Pareil pour le logiciel libre, Richard Stallman, etc. Avant, pour moi tout cela faisait partie "des trucs compliqué d'adulte" dont mon père parlait. Avant, c'était quelque chose de mystérieux, que j'avais envie de découvrir. D'une certaine manière, c'est presque dommage que ce soit devenu aussi quotidien : une certaine forme de magie a disparu.

Peut-être qu'un jour, quand je parlerais de tout ça, cela semblerait être des trucs compliqué d'adulte à un enfant, qui sera curieux et voudra en découvrir plus ?

Aucun commentaire - Classé dans : Logiciels Libres - Mots clés : aucun

Quelques informations supplémentaires sur le futur du bureau Ubuntu

Rédigé par Kazhnuz -

Suite à son annonce choc sur le retour d'Ubuntu vers GNOME pour la version 18.04, le fondateur de Canonical a posté un message sur Google+ où il a répondu (notamment en commentaire) à des questions sur le futur de bureau Ubuntu. Il faut savoir que ces informations restent incomplètes, et qu'il se peut également que les choses changent avec le temps. Yep, c'est une reprise et traduction d'un commentaire que j'ai fait sur OMGUbuntu, je me suis dit que ce serait aussi utile de le publier ici :)

Son but est de rapidement se déplacer vers un modèle ou les ressources de Canonicals seront utilisée pour supporter la communauté Ubuntu-GNOME, dans le but de se concentrer sur la stabilité, les mises à jours, l'integration et l'experience, dans le but de fournir un fantastique bureau GNOME. Ce ne sera pas sûrement pas une expérience Unity-like mais un bureau assez "Vanilla" (sans doute pas à 100%, mais en grande partie), puisqu'il parle de fournir GNOME "de la manière dont GNOME veut qu'il soit fourni. Personellement, je trouve ça dommage, mais bon... Aucun mot sur le theme Ambiance et tout, j'espère quand même qu'il va pas abandonner l'idée d'avoir un theme propre à Ubuntu :/

Il y aura encore une équipe dédié au bureau Ubuntu, qui va donc plus se concentrer sur le fait de fournir un bureau de haute qualité pour tous. Cependant, ce travail sera plus du côté downstream (un peu comme à l'époque pré-Unity, en fait), puisque leur véritable focus est sur l'expérience utilisateur, ce qui veut dire que les choses doivent être bien faites au niveau de la distro, puisque c'est ce que les utilisateurs touchent.

Il dit également que la communauté GNOME sera fière d'à quel point GNOME sera bien dans Ubuntu, et qu'il espère que GNOME sera plus ouvert aux idées d'Unity. Je pense que l'apport d'utilisateur va sans doute affecter ça, pour ma part, parce que ça va sans doute augmenter le nombre de developpers pour GNOME, ou pour les extensions. En tout cas, je pense que ça va largement influencer le nombre d'application tièrce pour GNOME, puisque respecter les HIG de GNOME, ce sera s'assurer que l'application s'intègre bien dans Ubuntu, la plus grosse distribution Linux.

Snap n'est pas abandonné, et restera un projet important. Il vise un support de plusieurs distributions et une intégration aux différents bureaux Linux. Perso, je pense qu'à terme, s'ils n'adoptent pas Flatpak ne serait-ce qu'en partie, l'équipe Ubuntu GNOME participera à rendre disponible les logiciels GNOME sous Snap.

La raison de Unity a été expliqué : Il a tenté de présenter son idée à KDE et GNOME, et les deux ont refusé. GNOME, c'était un petit côté "mais pourquoi il vient nous dire ce qu'on doit faire alors qu'il contribue pas ?!" (même si après ils ont aussi refusé des patches). KDE, il dit que ce serait plus lié au caractère du leader du projet, qui s'est sentit menacé. Il a également développé un point très importante dans un autre commentaire : La tendance qu'il y a avec certaines personnes dans la communauté du libre, de détester tout ce qui est mainstream. Et je l'écrit ici, parce que je pense qu'il tient un point très important, même si ce n'est pas que dans la commu du libre, mais par exemple aussi dans beaucoup de communauté lié au jeux-vidéo et au numérique (et aussi à la culture) en règle général.

Plus d'information nous seront sans doute également données plus tard, puisqu'une annonce sera faite avant la fin de la semaine prochaine par l'équipe d'Ubuntu GNOME quant au futur de la distribution.

1 commentaire - Classé dans : Logiciels Libres - Mots clés : aucun