Langage épicène et français - 2

62 minutes

Quelques ajouts et réflexions supplémentaires sur le français épicène, et un nouveau tableau

Ceci est une petite suite de mon article précédant sur l'usage du langage épicène en français, qui a pour but de faire un addedum, afin d'éclaircir certains aspects, d'ajouter certaines de mes réflexions faites depuis l'article précédant, et de rebondir sur certaines remarques intéressantes que j'ai vu sur internet.

À la fin, ma proposition sera amandée avec l'état actuel de ce que je songe comme proposition de genre neutre.

Un grand merci aux personnes ayant lu et/ou repartagé l'article précédant, cela fait très plaisir :)

Définition

Tout d'abord, pour rappel, je vais dire quelques définitions que je n'avais peut-être pas totalement mis en avant dans l'article précédante.

Tout d'abord, la première définition importante est la place que prend le genre dans la langue français. Il y a deux types de genres :

  • Le genre lexical est le genre présent dans le sens du mot. Par exemple "mère" et "père" encodent des notions de genre dans le mot. Cette notion faisant partie du lexique, il s'agit d'un genre lexical.
  • Le genre grammatical est le genre masculin et féminin d'un mot, hors de toute distinction de genre réel, présent dans la grammaire. Tout les mots ayant un masculin et féminin, même pour des notions non-genrée, le genre grammatical n'est pas lié au genre lexical. Par exemple, on dit un tabouret mais une chaise, et ce ne sont que des genres grammaticaux.

De nombreuses langues n'ont pas de genre grammatical, tout en ayant un genre lexical, par exemple l'anglais. Les mots n'ont pas de genre grammatical, mais certains mots peuvent désigner des hommes et d'autres des femmes (et d'autres être épicène).

À partir de cela, voici les définitions que nous utiliserons tout le long de cet article :

  • Neutre : ce qui désignera un genre neutre, séparé de masculin et féminin. Il pourra service d'épicène.
  • Épicène : qui n'encode pas la différence de genre. Comme vu plus haut, il peut exister deux types d'épicène : un épicène lexical (une personne est féminin mais peut désigner un homme) et grammatical (élève peut se dire un élève ou une élève).
  • Inclusif : comme dit plus haut, qui tente d'inclure à la fois les hommes, les femmes et les non-binaires.
  • Non-binaire : Se dit d'une personne qui se considère hors de la binarité masculin/féminin. Cela peut comprendre les personnes neutrois (un troisième genre neutre), bigenre/trigenre/multigenre (plusieurs genre à la fois), agenre (aucun genre), etc. A noter que la non-binarité n'exclue pas d'utiliser les pronoms binaires, chaque personne à son propre vécu. Des personnes hommes ou femmes peuvent également choisir d'utiliser des pronoms neutres, épicènes ou inclusifs pour des raisons qu'iels n'ont aucune obligation de donner, voir même sans raison s'iels le souhaitent.

L'épicène lexical peut souvent être utilisé pour désigner des personnes non-binaire, ou désencodée la notion de genre (notamment avec le mot "personne"), mais dans cette série d'article, plutôt que de parler des astuces pour désencoder le langage, on va parler vraiment de renforcer l'épicène grammatical avec un genre neutre.

L'épicène déjà présent en français

Il existe déjà de nombreux mots épicènes grammaticalement en français. L'université de côte d'azur diffuse un dictionnaire de mot épicène qui est un point intéressant pour commencer notre réflexion.

Dans ce document, nous pouvons remarque que les terminaisons suivant apparaissent dans des mots épicènes : iste, aire, ème, ique, ite, èle, phile, mane, ile même (difficile), ole (bénévole), ule (somnabule). Il est à noter que pour certains, ce sont aussi des terminaisons parfois utilisée exclusivement dans des formes féminines (cet aspect pourra nous servir de point de réflexion). En plus de cela, les formes venant de l'anglais sont souvent épicène (designer, webmaster).

En plus de cela, des mots sont épicènes d'un point de vue sémantique, et sont généralement utilisé lorsqu'on veut faire des périphrase, soit les mots désignant un groupe (auditorat plutôt qu'auditeur/auditrice), soit les mots tel que "personne".

L'épicène est déjà présent en français, et au final, ce travail est une extension de ce qui existe déjà.

Pourquoi faire tout ça ?

J'aimerais ici répondre plus en détail, avant de vraiment nous lancer, à la question de "pourquoi faire cela". Plusieurs éléments sont souvent dit pour dire qu'essayer de travailler un français plus inclusif serait inutile.

Dans mon article précédant, j'avais présenté les raisons suivantes :

  • Décrire des groupes avec des hommes et de femmes dedans
  • Décrire les réalités des personnes en dehors de la binarité de genre
  • Lutter contre l'invisibilisation des femmes dans la langue courrante par le masculin par défaut.

Souvent, il est dit comme contre argument que le masculin fait office de neutre, parce qu'il est non-marqué. C'est souvent cet argument qui est utilisé pour expliquer pourquoi le "masculin l'emporterais sur le féminin". Cela me pose certains soucis sur plusieurs points.

  • Déjà, dans certains cas, la forme "masculine" et "féminine", ne se séparent pas par l'existence d'une marque en plus dans la forme féminine. Peut-on vraiment dire que "autrice" seraient plus marquée que "auteur" ?
  • L'existence de raisons sexistes données à cela sont avérés, notamment les paroles du grammairien français Claude Fabre de Vaugelas (qui a écrit le "le masculin est le genre le plus noble")
  • Il a été plusieurs fois montré que le masculin comme neutre avait des effets sur les représentations des individus.
  • Le masculin neutre sur les noms de métiers était surtout fait sur les métiers vu comme ayant une certaine noblesses, et certains métiers vu comme féminin gardaient des mots féminin (nourrice, par exemple)

Même cette idée de masculin comme neutre est idéologique, parce qu'il suit une idée du masculin comme défaut qui est déjà présent dans la culture en générale. Dans de nombreux cas de création de personnage dans la culture, "être une femme" sera un trait, là ou les personnages seront vu comme masculin par défaut.

Cela efface le féminin au point que certains mots existant depuis longtemps sont pris pour des néologismes, tel que matrimoine.

Un autre argument souvent qui est dit, est que le genre en français serait un genre grammatical et non lexical. Que comme on dit "une chaise" et qu'on peut dire "cette personne" pour un homme, il ne faudrait pas voir le genrage comme une notion d'identité. Sauf que ces cas sont les exceptions, et qu'encore une fois, des effets sur les représentation sont bien marqués. De plus, comme l'indique Alexendra Dupuy, Michaël Lessard et Suzanne Zaccour dans l'ouvrage "Grammaire pour un français inclusif - nouvelle édition revue et augmentée" sortie en 2023, on peut remarquer que quand des hommes ont commencé à suivre des formations de sage-femmes (le premier au quebec date de 2014) et donc à être des "hommes sages-femmes", l'académie française et les institutions langagière ont été rapide à proposer maïeuticien et sage-hommes. Si je ne suis pas contre cet ajout, on peut y voir une différence de traitement par une académie qui patine quand il s'agit de la féminisation des noms de métiers.

Y'a un dernier exemple que j'aimerais parler, qui m'a marqué plus personnellement. Je suis moi-même une personne non-binaire, qui lutte pour la reconnaissance du genre neutre ou l'effacement des marqueur de genre sur les papiers d'identités. En 2017, la cour de cassation nous a refusé un de ces droits. Et j'ai lu un article qui a justifié cela de par l'absence de genre neutre dans la langue française. Qui a dit que comme on n'avait pas de genre neutre en français.

En premier lieu, l’espace philosophique qu’occuperait un genre neutre est difficilement concevable dans un schéma de pensée historiquement binaire dans lequel les nuances sont soit niées soit absorbées par deux catégories concurrentes. [...] Pour autant, de son seul fait, il est fort probable que le genre neutre reste au stade d’utopie. Dans l’idéal, oui, on peut tout à fait admettre qu’un genre neutre aurait sa place, à côté du masculin et du féminin. L’idéal n’ayant pas vocation à être atteint, l’utopie ayant vocation à rester à l’état de plans d’architecte, le genre neutre a-t-il vraiment vocation à être formellement reconnu ? — Vassili Joannides de Lautour, Les Echos, le 29 mai 2017.

Ces paroles sont assez violente. Nous ne sommes pas une utopie, nous somme une expérience, une existence. Je pense que ces arguments pour justifier notre non-droit à être reconnu sont de très mauvais arguments. Les langues sans masculin et féminin peuvent reconnaitre l'existence de ces deux genre. Cependant, cet argument est utilisé pour nous refuser des droits.

De ce fait, cela montre paradoxalement l'importance de travailler sur ça. Pour montrer que c'est possible de parler de nous. Je pense que même sans ça, on aurait le droit à voir notre existence respectée. Et je sais que même avec ça, des gens nous refuseront ça. Mais cela montre un truc : la binarité de la langue, est pour certains motifs suffisant pour imposer aux personnes ces mêmes cases.

Revue des propositions

En cherchant le sujet, j'ai trouvé pas mal de document cherchant à créer un neutre en français, que j'avais déjà commencé à lier dans mon article précédant. Depuis, j'en ai trouvé quelques uns de plus, et donc voici le corpus complet que j'utilise comme base :

A noter que je sais que ce corpus va poser quelques débats, et j'aimerais y répondre d'emblés.

Déjà, je sais que la combinaison de livres publiés, d'article de blog/tumblr, de brochures militantes, va déplaire à certaines personnes. Perso je pense que c'est normal : la langue est créé par ses utilisateurices, et il est logique pour moi d'aller explorer les différents usages, propositions. Dans une logique horizontale, il est intéressant. Certains de ses articles aussi sont un peu daté (millieu des années 2010), mais je pense que cela reste intéressant, même si certaines propositions nous sembleront moins adéquates que d'autres (frœur comparé à adelphe par exemple). Je pense qu'il est notamment d'adopter une attitude bienveillante sur ce qui est l'exploration de personne concernée pour pouvoir parler d'iels-mêmes.

J'ai aussi décidé dans ce corpus de prendre une version de 2015 de l'article wikiversité "Sur l’extension des genres grammaticaux en français" et non sa variante actuelle, parce qu'elle s'éloigne de l'élaboration d'un genre neutre pour entrer sur une extensions plus grande et plus complexes des genres grammaticaux. La version actuelle de l'article est intéressante, mais c'est un rabbit hole de plus.

Genre neutre et genre inclusif

Certaines de ces propositions proposent une différenciation de plusieurs genre alternatifs au masculin et féminin :

  • Le "Guide de Grammaire Neutre et Inclusive" de Divergenre propose un genre neutre et un genre inclusif.
  • Pareil pour les deux "petit dico de neutre/inclusif"
  • L'article "Sur l’extension des genres grammaticaux en français" propose quatre genre :
    • le neutre asexué propose un équivalent des genre neutre d'autre langue, correspondant souvent un peu plus à l'inanimé, ou a des locutions spécifique ou le "il" ne représente rien (genre "il pleut", "il faut faire", etc).
    • L'agenre/pangenre/androgyne/etc représente un genre pour les personnes ne se reconnaissant pas dans les genre masculin ou féminin.
    • le groupe mixte représente les cas où on a un groupe contenant plusieurs genre différents (il existe spécifiquement pour supprimer le "le masculin l'emporte sur le féminin")
    • Le groupe sexué indéterminé représente le cas où il y a un groupe sexué (donc rentrant dans l'un des deux cas précédant + masculin ou féminin), mais ou on ne sait pas le genre spécifique.

Je ne cache pas que je pense que le second fait un peu de l'overkill, mais je pense qu'il est intéressant, parce qu'en fait, il nous permet de vraiment disséquer ce que représenter l'ideé de neutre ! Parce qu'en fait, justement, il nous fourni un petit éventail de tout ce que recoupe les discussion sur le langage inclusif et/ou neutre, qui existe pour ces quatre cas. Mais cependant, je pense qu'on peut en fusionner certains :

  • Avoir un neutre traditionnel est intéressant, et supprimerait une complexité énorme du français. Cependant, c'est aussi un changement encore plus grand à la langue, et un sujet connexe. Si l'attribution de genre grammaticaux à différents objets revet des connotations genrée, changer le genre grammatical de millier de mots me semble révétir une capacité. Cependant, il pourrait être intéressant de discuter cela dans un article futur, notamment sur comment on peut avoir un cas pour "il pleut" et d'autres trucs du genre"
  • Les groupes mixtes et indéterminé peuvent avoir un genre similaire. Si le role d'un genre mixte peut être intéressant, je pense que son côté uniquement "pluriel" fait qu'il serait rapidement avalé par le dernier cas de toute façon.

On se retrouve pour moi du coup avec quelque chose de plus proche de ce qu'on retrouve depuis l'article de La Vie en Queer, avec un genre "neutre" pouvant servir aux personnes se sentant hors du système binaire de genre, et un genre "inclusif" servant pour les groupes mixte ou dans le genre n'est pas connu. Dans les faits, c'est aussi un peu ce qui est fait dans l'article, puisque le pronom personnel indeterminé est "al" et celui mixte "als", un peu comme si le second était le pluriel du premier.

Cette différence est notamment exprimée également dans un sondage sur l'utilisation du langage dans la communauté trans, avec le besoin d'un neutre séparé de l'inclusif.

Je ne ferme cependant pas la porte à un genre inanimé, peut-être que ce sera une réflexion pour un futur article, avec une question de ce qui devrait être son périmètre exacte, dans quelle condition, etc.

Présentations des systèmes

Dans l'article précédant, j'avais eu une approche ou je présentait les différents cas de formes féminin/masculin, et pour chaque catégorie comment ça pouvait être réglé.

Pour rappel, pour les mots ayant des formes différentes entre le masculin et le féminin, on se retrouve face à une complexité, qui est que le français possède plusieurs types de flexions et de façon de faire le féminin, et qui est moins simple que par exemple l'espagnol avec ses terminaisons en -o et -a (ce qui fait qu'une proposition pour le neutre est souvent en -e).

  • A) Les mots qui rajoute juste un e à la fin, potentiellement avec ajout de consonne (Amie, Principale, Citoyenne, Cette). On peut donc déjà établir trois sous-catégorie
    • A1) Les -e muet (amie, aimée)
    • A2) Les -e rendant audible une consonne (avocate)
    • A3) Les -e transformant un son voyelle avant (Citoyenne)
  • B) Les mots offrant deux variantes de terminaison, par exemple les mots en -trice/-teur, ou même -x -> -se.
  • C) Dans les déterminant, l'utilisation du -a final ou du -e/-on final (La/Le, Ma/Mon, etc)
  • D) Les mots irrégulier (oncle/tante, frère/soeur)

Pour les noms communs lié à la famille, on retrouve souvent en plus la différence p- et m- (Papa, Maman, Parrain, Marraine, etc). Cela rentrera dans la catégorie des mots irréguliers, même si c'est un groupe de champ lexical fonctionnant ansi et pouvant avoir une réflexion commune.

Ici, je vais partir plus des différents systèmes, et on pourra voir dans quel cas ils marchent le mieux. C'est une approche alternative et complètementaire de la précédante.

Double flexion figée

Les doubles flexions figée consiste à créer des mots combinant les deux variante pour créer un nouveau mot. Ils sont souvent proche des doubles flexions de ce qu'on voit ordinairement comme de l'inclusif (auteur⋅ice devient auteurice), et ont une certaine popularité. J'en ai déjà parlé dans mon article précédant, mais pour que cette autre approche son complete, je vais en parler de nouveau.

On les retrouve aussi dans les pronoms comme iel, ellui, etc. Il y a également eu de nombreuse propositions de mots basé sur cette idée : froeur, paman, etc. On retrouve de nombreux exemples dans tout les présentations du corpus, et je vais ici notamment me baser sur les formes de Tirons la Langue de Davy Borde, ainsi que sur quelques autres exemples.

Les formes fusionnée peuvent aussi comprendre des formes intermédiaires, reprenant des aspects des deux formes :

Doublet Forme fusionnée
-el / -elle -èle
-er / -ère -ére
-eur / -euse -eureuse, -eurze
-eur / -rice -eurice
-if / -ive -ifive, -ifve
-ou / -olle -oulle
-eau / -elle -eaulle, -elleau
-il / -ille -ile
-eux / -euse -euxe

Dans cette liste, nous pouvons remarquer notamment le -èle, qui est une des terminaisons neutre existant déjà en français. Cela avait notamment été utilisé par la linguiste Céline Labrosse pour la création du nom de la Fédération des professionnèles. Cette forme représente même une écriture phonétique plus stable que le -el/-elle.

On peut remarquer deux type de fusion : certaines reprennent le masculin te rajoutent un -e (quand ça créer un changement audible), d'autres fusionne les aspects des deux variantes.

Doublet Double flexion figée Dérivés possibles
il/elle iel, ille, el
elle/lui ellui, eulles cellui/ceulles
le/la lea, læ læquèle
mon/ma maon, man taon/tan, saon, san, etc.
du/de la dua aua pour au/à la
un/une eune chaqueune, auqueune
tous/toute touste toustes

Parfois, une forme fusionnée d'un cas peu être réutilisé dans plusieurs autre cas :

  • Le æl/ael réutilise le même ae que lae/læ. Le æ a été aussi proposé pour le cas de -el/-elle (-æl) ou des -é/-ée (-æ).
  • Le iel peut aussi servir dans le cas de ellui/eulles.

En plus de cela, pour les mots, on peut retrouver dans nos corpus :

Doublet Forme fusionnées
Frère/soeur Frœur, sère
Papa/Maman Paman, Mapa
Parrain/Marraine Parraine, Marrain
Oncle/Tante Tancle
Tata/Tonton Taton, Tonta
Nièce/Neveux Niveux, Niève
Renne/Roi Roine
Monsieur/Madame Mondame, Massieur

J'ai tendance à trouver que pour les mots complet, les formes fusionnées sont pas toujours très agréable. Pour les autres, c'est un peu du cas par cas. Pour la terminaison -èle, je vais en reparler un peu plus tard, dans la question de simplification de la langue. Le point compliqué avec les formes fusionné est le cas des mots rajoutant juste un -e au féminin, pour lesquelles d'autres formes doivent être trouvée.

Pour finir, je trouve ces formes font plus "inclusif" que "neutre". Même si d'un point de vue, ces nouvelles formes ne contiendront pas celle neutre, ce qui peut être vu aussi comme un soucis.

Système X

Le système X est une des manières les plus communes de construire un genre neutre ou inclusif. Il existe également en anglais, ou il est utilisé par exemple pour le Mx, ou en espagnol ou il est utilisé à la place de o ou a pour désigner l'épicène (no binarix au lieu de no binario ou no binaria), en concurence avec la terminaison -e. Le -x ici est utilisé comme métacaractère, indiquant qu'il peut y avoir un peu tout.

En français neutre ou inclusif, il est utilisé surtout comme terminaison -x remplaçant les terminaison -e. On le retrouve notamment dans tout les cas pour remplacer les -e muets. Dans les cas de -x qui remplacerait un -e non-muet, ils remplacent aussi le sont muet avant, avec plusieurs orthographes possibles :

Voici quelques exemples que cela donnerait :

Masculin Système X Féminin
Aimé Aiméx Aimée
Avocat Avoca(t)x(e) Avocate
Le Lx La
Mr Mx Mme

Parmis ses défauts, il y a que le -x est déjà une marque du pluriel parfois en français. Cependant, et c'est là ou je vais parler d'un autre sujet, certaines propositions de réformes de la langue tel que celles d'ENOFA laisseraient la voix libre à cette utilisation comme "variable". A noter que cependant, avec cette réforme, les -x muet du neutre réintroduiraient de la complexité, tandis que les -xe deviendraient redondant.

L'autre limite, c'est qu'il ne convient pas pour les flexions plus complexe, comme Auteur/Autrice, a moins de créer une toute nouvelle désinance en X.

Il est aussi peu efficace pour le cas de il/elle, ou Mon/Ma, du fait que c'est un son consonne (une critique qui est aussi présente dans son utilisation en espagnol de ce que j'ai vu sur internet, d'où le gain d'importance de la désinence en -e, souvent vu comme plus élégant). Dans les cas où il marche, je trouve qu'il devient une meilleur représentation de l'inclusif.

Systèmes O, U et Y

Les systèmes O, U et Y sont des propositions d'utiliser l'une de ces trois voyelle dans le système de pronoms et petits mots du français, en substitutions des voyelles utilisées par les autres mots pour faire cette différenciations. Ici, on ne vise donc pas les flexions des noms communs, mais une partie du vocabulaire. De même, ils ne vont pas fonctionner pour les petits mots ayant une différenciation par un -e muet (sauf pour un/une pour certains).

Dans cette aproche, l'idée est de transformer le doublet de voyelle marquant le genre par un triplet (voir quadruplet, etc… si y'a plus de genre).

Il doit donc s'adjoindre à un autre système pour ce second aspect.

Ces voyelles sont proposées notamment parce qu'elles ne sont pas utilisée dans le reste du système, et chacune peuvent avoir leur aventages et inconvéniant cependant.

Traditionnel Système U Système O Système Y
Il/Elle Ul Ol Y, Yel(le)
Lui/Elle Ul, Lu Ol, Lo Y
Mon/Ma Mu(n) Mo(n) My(n)
Ce/Cette Çu Ço Cy
Un/Une Unu One, uno Uny, yne

On peut voir plusieurs aspect à remarquer :

  • Déjà, le système y utilise dans l'une de variations que j'ai trouvé le Y comme pronom. L'un des soucis à cela, c'est qu'en parlant vite, ça ressemble à un il. Pour le Yel(le), j'ai utilisé une des variantes d'écritures de iel comme solution alternative.
  • Le Un/Une possède deux manière d'être réglé, soit en remplaçant le -e final de une, soit en remplaçant la première lettre (ce qui ne marche pas en système u). C'est amusant de voir que pour système o, cela fait ressembler le mot au chiffre en anglais (tout comme le mon/ma du système y ressemble à my, et que le système al d'alpheratz utilise an comme remplacement de un/une). La première marche mieux d'un point de vue "régularité écrite", la seconde plus d'un point de vue régularité orale. Le -e final me semble important pour les deux système O et Y, parce que sinon les mots devienne homophones de respectivement on et… un.
  • Le système O se retrouve avec "mon" pour la liaison avec les mots commençant par une voyelle (mo parelphe, mon adelphe). Si cela peut sembler être un problème, cela a l'aventage de la régularité, puisque c'est aussi ce qui se passe avec le féminin (une étoile, mon étoile). Un système neutre qui rajoute un n pour faire la liaison (mun adelphe, myn adelphe) poserait le soucis que le féminin deviendrait l'exception devenant un masculin, à moins de rajouter une règle disant que le ma devient man (man étoile).
  • Le O rajoute une question. O ouvert ou fermé ? Je pense qu'ici, autant ne pas y répondre et garder le fait d'avoir plusieurs accents ! Pas de glossophobie ici.

A noter qu'on retrouve dans l'article "Sur l’extension des genres grammaticaux en français" :

  • La voyelle o utilisée pour leur "neutre assexué" (avec la forme uno, ol et lo)
  • La voyelle u utilisée pour leur "pangenre" (avec la forme unu, ul et lu)

Je pense en vrai que ces systèmes sont parmis les plus élégant pour les petits mots. Mon préféré est le O, que j'aurais plus tendance à prononcer en O ouvert à titre personnel.

Plusieurs voyelles pour le neutre

Un autre cas existe dans les modifications de voyelles pour les petits mots neutres, le cas ou on y va au "cas par cas" et rajoute une voyelle spécifique. Notamment, on y retrouve l'utilisation de I et A : qui ont déjà des rôles dans certains cas pour le masculin ou le féminin.

On peut retrouver ça dans le système al d'alpheratz, qui utilise al (est-ce un title drop ?) pour son pronom personnel neutre, an pour son déterminant indéfini et lu pour son déterminant défini. De plus, dans l'article "Sur l’extension des genres grammaticaux en français", l'indéterminé utilise "al", et le mixte "als" et "li", deux voyelles utilisé dans d'autres cas.

Pour le cas de al, son usage en tant que pronom neutre est avéré dans l'étymologie, en tant que variance dialectale de el, pronom neutre en ancien français. Si le fait d'utiliser plusieurs voyelle perds la régularité que le cas précédant réussissait à avoir, il est à noter que les masculins et féminins sont irréguliers, et ont des lettres communes :

  • Le masculin à i (il), e (le) et on (mon…)
  • Le féminin à e (elle) et a (la, ma…)

Dans une logique naturaliste de construction du neutre, il y a une logique a avoir différents sons dans différents cas, suivant ce qui sonne le mieux.

Glissement/changement de consonne

Nous allons passer ici pour un système qui est surtout utilisé pour les terminaison, mais qui peut être utilisé pour quelques petits mots. On retrouve cette façon de faire dans plusieurs systèmes, puisqu'il est utilisé par Alpheratz et noté en tant que "Proximité graphique et sonore" pour le "um" remplaçant "un⋅e"

Ce système est aussi appellé "fusion avec glissement de consonne" dans Tirons la langue, et une forme avec un côté moins "glissement" et plus "changement" est aussi présent avec l'utilisation du -s ou -m dans les sytèmes d'Égales et Divergenres.

Voici quelques exemples, repris principalement de Tirons la langue, mais avec plusieurs autres ajoutés.

Doublet Glissement Autres propositions
-t / -te -de -s (audible), -m (quand pas de -nt)
-d / -de -te -s (audible)
-s / -sse -se
-s / -se -sse
-n / -ne -me
-er / -ère -èle -ème, -em

Pour certains de ces glissements, le soucis est que cela amène à la forme féminine d'autres mots, ce qui peut poser des confusions. Je trouve que celles qui marchent le plus sont celles amenant vers -me ou -èle, parce que du coup cela créer des formes plus uniques, et pour le -èle, cela amène vers une forme documenté par neutre (idem pour le -ème), et il n'y a pas de mot formant des variantes -m⋅me ou -m⋅e.

D'une manière, le système x peut également être vu comme un glissement de console dans pas mal de cas, en particulier pour les son finaux en [s] ou en [k].

Il est noté dans unique en son genre que le son [m] fait penser pas mal à du latin, ce qui rajoute un aspect esthétique à ce choix.

Glissement/changement de voyelle

La même chose, mais pour les voyelles ! Cette façon de faire est très présente dans le système al d'Alpheratz, et sa variante par Florence Ashley. Un des plus utiliser le -an, est également présent dans plusieurs autres guides tel que celui d'Egale.

| Féminin/Masculin | Poroposition de neutre | |:----------------:|:------------------:|:---------------:| | -aine/-ain, -enne/-en, -onne/-on, -une/-un | -an | | | -an | | -euse/-eur | -aire (dansaire) | | -rice/-eur | -aire (autaire) | | -ine/-in, -an/-anne | -aine (cousaine) | | -onne/-on | -oan (démoan) | | -olle/-ou | -oal (moal) | | -ite/-it | -aite (déconfaite) | | -otte/-ot | -at (palat) | | -if/-ive, -euf/-euve | -aive (actaive) |

Si certaines de ces propositions sont intéressante, certaines me pose soucis, deux en particulier :

  • Celle se retrouvant en -aine. -aine possède une occurence en tant que mot épicène (capitaine), mais est majoritairement utilisé pour représenter le féminin de certain mot en -ain (notamment de nationalité : américain/américaine). On retrouve ça un peu aussi pour le -aite.
  • Le soucis opposé est présent pour -an (musulman, afghan, etc) et pour le at (avocat).

A côté de cela, le -aive serait compliqué pour naïve.

Cependant, les autres peuvent avoir une utilité, offrant des nouvelles variations possibles.

Néologismes

Pour les mots qui changent complètement entre féminin et masculin, une autre possibilité sont la construction de toute pièce de néologismes ! Je les avais déjà présenté dans mon article précédant, donc je vais ici juste représenter la liste rapidement :

  • Homme/femme : Lœmme, Lumme. Celui-là je l'ai beaucoup revu, et il viendrait du dico créé par la vie en queer en 2017 sur le langage utilisé dans la communauté non-binaire. Il semble provenir d'une approche phonétique, créer un mot qui ressemble aux deux autres, en variant les sons.
  • Frère/Soeur : Adelphe. repris du grec, l'un des plus utilisé. Condelphe est la propositon pour avoir un équivalent neutre/inclusif de confrère/conseur. Dans mon article précédant, j'avais également proposé parelphe (pour oncle/tante, fondé sur le modèle de parfrœur)
  • Fim a été proposé en neutre de garçon, fils et fille, et provient à l'origine des Couaqs de Nooth selon la vie en queer, mais sa page "Liste de noms et adjectifs neutres et inclusifs" n'est plus accessible sur l'internet archive.
  • Neuternité a été proposé pour la parentalité spécifique aux personnes non-binaires.
  • Monestre, Mx et Muniel sont les propositions les plus communes de civilité neutres ou inclusives.
  • Héroal et déal ont été proposé pour héros/héroïne et dieu/déesse au neutre.

Autres propositions

Et malgré tout ça, y'a encore d'autres types de propositions que je n'ai pas recensé, qui sont moins courrant, mais que j'aimerais mettre en avant :

  • Tirons la langue utilise -ë pour remplacer -⋅e pour les mots ou le -e est muet.
  • Alpheratz utilise le morpheme -æl à la place de -èle pour -el⋅le. Le morpheme -æ a aussi été proposé pour remplacer le -ée ou le -esse.
  • L'utilisation de juste la racine a été proposé par certains mot dans "unique en son genre" avec "jardini" pour "jardinier/jardinière". On le retrouve aussi dans "heureu" de la proposition d'égalité.
  • Le -esse au féminin possède plusieurs proposition de remplacement, telle que le -ème, le -exe, etc.
  • La forme en -tron est proposé pour remplacer -eur⋅ice, et est présente dans le petit dico de dictionnaire inclusif de unique en son genre et dans le guide de divergenre.
  • Florence Ashley propose -aire aussi pour -ard⋅e.

Lien avec la simplification de la langue

Quand j'ai découvert du coup des commentaires parlant de mon article sur internet, j'ai vu une très bonne remarque, qu'il manquait dans mon premier article une réflexion sur la simplification de la langue française et de projet comme EROFA… et je suis complètement d'accord, c'est tout a fait vrai ! Je ferais un jour tout un article sur l'EROFA, c'est en projet, mais ici j'aimerais dire qu'en effet, il serait possible de remplacer certaines différenciations masculin/féminin par des formes épicènes par défaut.

C'était dans cette idée notamment que le "professionnèle" a été proposé, dans l'idée de proposer une nouvelle façon de l'écrire qui serait épicène et plus régulière. De plus, le commentaire fait une remarque sur fragile qui a toujours un -e et civil⋅e qui a deux orthographe différentes. Cela change un peu les domaines pour la question de certains -e muet : la forme épicène serait du coup = à la forme féminine. Toutes formes en l⋅(l)e ont au moins un mot attesté en épicène en "-le". Je pense que dans ces cas, il serait mieux du coup de généraliser cela.

Evidemment, comme les réformes ne sont pas contraignante (l'orthographe pré-1990 subsiste toujours), dans les faits cela rajouterais une nouvelle forme, mais cette nouvelle forme pourrait simplifier la vie à la fois des personnes non-binaire, pour les questions de représentation.

Modifications au tableau

Du coup, je pense que je me dirigerais (pour l'instant) vers les formes suivantes, après réflexions.

  • Présence de forme épicène et neutre séparée, qui sont cependant une forme unique quand c'est pertinent (notamment quand pour moi la forme épicène pourrait avoir vocation à devenir universelle)
  • Changement des -l⋅le ou -l⋅e en -le quand cela ne provoque pas de changement de prononciation. Cela inclus un -èle à la place de el⋅le.
  • Utilisation des formes fusionnées pour les formes épicènes, puis du système x.
  • Pour les formes neutres, j'aurais une préférence sur tenter d'avoir des formes qui ne sont pas commune avec des formes masculine et féminine, SAUF SI la forme neutre à une très forte utilisation.
    • Si le système X est deux sur trois de une forme fusionnée, une variation de son et bah "remplacer par un -x", je l'utiliserait.
  • Après mure réflexion, j'ai quitté le systèle d'alpheratz pour les pronoms neutre, et suis partit sur le système -o, que je trouve être le plus simple.
  • Au niveau des néologismes, je préfère quand il n'existe pas assez de néologisme étymologique pour avoir un neutre et épicène, avoir une forme unique pour les deux, sauf si je trouve que y'a des formes gérée par prononciation qui marchent bien.

Voici donc ce que donnerait mes nouveaux tableau. Les formes en gras sont les formes dont je parlais dans la sections précédante, qui auraient pour vocation de devenir la forme unique dans une réforme de l'orthographe. Ces tableaux vont être présenter en trois phase, basé sur mon tableau précédant :

  • Tableau des petits mots
  • Tableau des terminaisons
  • Tableau des mots irréguliers

Je mettrais sous chaque tableau notes et explications.

Tableau des petits mots

Ce tableau, j'avais déjà une différenciation épicène, neutre, mais mes choix ont un peu changé. Je tente d'abord d'appliquer mes règles, puis je vois au cas par cas.

Catégorie Masculin Féminin Neutre Inclusif/Combinatoire
Pronoms personnel Il/lui, ils/eux Elle, elles Ol, ols Iel, iels (1)
Pronoms démonstratif Celui, ceux Celle, celles Çol, Çols Cellui, Celleux
Article défini Le La Lo Li
Article indéfini Un Une Eune, one unxe
Article contracté Au, Du À la, De la À lo, De lo À li, De li
Déterminant démonstratif Ce, Cet Cette > Cète
Déterminants possessifs Mon, Ton, Son Ma, Ta, Sa Mo(n), To(n), So(n) (2) Mi, Ti, Si
Déterminant interrogatif Quel Quelle > Quèle
Autre / Plusieurs tous toute, toutes Touxe, Touz Touste, Toustes
Totalité Tout toute Toude <

Remarques sur le tableau

  • Comme dit plus haut, pleins d’autres pronoms peuvent être acceptés.
  • Le n apparait après les voyelle pour faire la liaison, ce qui fait que "mon adelphe" reste mon adelphe, comme on dit "mon étoile".
  • J'ai ici préféré éviter les formes fusionnée pour des formes alternatives… mais je sais toujours pas, j'hésite toujours sur ce point. En vrai ce tableau est le plus difficile.
  • Eune suis une logique différent que genre commun⋅e. Encore un ou je suis très hésitantxe entre "eune" ou "one".

Tableau des terminaisons

Formes traditionnelles Inclusif Neutre Exemples Notes
-é / -ée -éx -éë Aiméx, Aiméë -xs au pluriel
-i / -ie -ix -éë Finix, finië -xs au pluriel
-u / -ue -ux -éë Perdux, perduë -xs au pluriel
-l / -le -le < Principale
-el / -elle -èle < Intellectuèle
-il / -ille -ile < Gentile
-t / -te -xe -s Avocaxe, Avocas
-d / -de -xe -s Granxe, Grans
-s / -se OU -x / -se OU -c / -que OU -c / -che -xe Piémontaixe, Heureuxe, Blanxe, Grexe se prononce -kse. Exception : Sec, Sèce
-if / -ive -ifive -aive Actifve, Actaive
-e / -esse -exe -eme Prêtrexe, Priceme Pour certains mots comme Prince, on préférera le neutre à l'inclusif pour éviter les jeux de mots
-er / -ère -ére -èle Printaniére, Printanième Exception pour premier/première -> premième pour relier aux autres nombres.
-en / -enne -enxe -eme Citoyenxe Citoyeme
-an / -ane -anxe -ame Musulmanxe, Musulmame
-on / -onne -onxe, -om Démonxe Démome
-ain / -ine, -in / -ine -inxe -aine Copinxe, Cousaine
-un / -une -unxe -ume Commun, Commune Suit les terminaison de "Un⋅e" pour les mots composé de un comme quelqu'un ou chacun
-eur / -rice -eurice -aire Acteurice, Actaire
-eur / -euse -eurze -aire Danseurze, Dansaire
-eur / -eure -eurx -aire Docteurx, Doctaire -xs au pluriel pour la forme en -x

C'est de mes tableaux celui qui a le moins changé je crois. J'ai retiré toute référence au -æ pour éviter de rajouter de la complexité. J'ai globalement tenter de simplifier les formes.

"Premième" est une réutilisation d'une forme ayant quelques attestation depuis longtemps dans la langue, j'ai réussi à retrouver des traces de l'utilisation de ce mot. Si c'est sans doute une faute, c'est une forme utile et réutilisable. L'autre possibilité, et d'utiliser "unième" qui est une forme rare, tout comme deuxième est plus épicène que second⋅e. J'ai également du coup différencié la forme -eme et la forme -ème, préférant réserver la seconde aux chiffres.

Tableau des mots irréguliers

Masculin / Féminin Inclusif Neutre
Père / Mère Parent Nère
Papa / Maman - Paman
Papy / Mamie - Pamie
Frère / Soeur Adelphe <
Confrère / Consoeur Condelphe <
Paternité / Maternité Parentalité Neuternité
Fraternité / Sororité Adelphité <
Oncle / Tante Parelphe <
Tonton / Tata - Tontie
Neuve / Nièce Nielphe <
Homme / Femme Personne, Adulte Lœmme (1)
Garçon / Fille Enfant Fim (2)
Fils / Fille Enfant Fim (2)
Roi / Renne Monarque Rei
Héros / Héroïnes Héroal <
Dieu / Déesse Divinité Déal
  • Nère est construit avec le n de neutre.
  • Paman, Pamie, tonties n'ont pas d'inclusifs, étant des surnoms.
  • Neutrois, Enby... marchent aussi pour les personnes de ces genres, à la place de Loemme. Loemme permet surtout si on veut un mot pour désigner "personne adulte n'étant ni homme ni femme"
  • Enby peut aussi être utilisé dans ces contextes pour les personnes enby, même si la notion d'age ne sera plus présente. Vous pouvez dire à votre partenaire "bome enby" :p /PAN
  • Je pense qu'un équivalent purement neutre d'"adelphité" serait spécialement utile, parce que fraternité outre son sens remplaçable par adelphité en a aussi un pour la fraternité masculine, sororité à un concept lié à la féminité, et du coup un équivalent pour le liens qu'on a entre personne non-binaire serait utile, mais ici on est plus dans la distinction conceptuelle.

Conclusion

Ces tableaux sont des tableaux intermédiaire. Parce que maintenant que ce second article à permis de voir un peu la complexité du sujet, sa densité, je pense que c'est un sujet que je vais devoir éviter de faire seul dans mon coin. En effet, pour faire ce tableau, j'ai brassé donc pas mal de texte, je crois que ça doit être l'un des sujets que j'ai le plus travaillé depuis mon mémoire de Master 2 (il y a 8 ans).

L'étude de 2017 de "la vie en queer" me donne une idée. Et si je faisais pareil ?

Je vais donc tenter de conduire une nouvelle étude (quand, je ne sais pas), sur l'utilisation du langage neutre par les personnes non-binaires. Mon but sera de tenter de voir à la fois les usages pratiqués, ceux souhaiter, et de comparer ça avec l'étude de 2017. Cela conduira donc à deux nouveaux articles dans cette série : un premier pour présenter l'étude quand je la diffuserais, et un second pour présenter les résultats de cette étude, et en tirer une révision du tableau.

Je n'ai pas de date précise pour lancer ce sujet, mais cela fait partie de mes plans futurs.