Cette année a été longue, et bien de la merde. Depuis l’arrivée au pouvoir de Trump, la situation qui était déjà mauvaise a empirée, et — ô surprise ! — tout les dirigeant de grosses boites de tech US mangent à ses pieds pour gagner en aventage et en puissance.
Bon, en fait c’est pas trop une surprise, mais on va quand même ici faire un retour sur l’avancée du techno-fascisme en 2025, réfléchir à ce qu’il est possible de faire aussi pour pas trop doomer, et voir potentiellement quelles perspectives positives il y a.
Le régime américain est fasciste
Bon, je pense que c’est la partie la plus simple à expliquer : les USA ont complètement viré fasciste. Ils étaient avant déjà impérialisme, mais le régime de Trump à ouvertement fait un virage fasciste, visant à attaquer, effrayer et attaquer ses opposants. S’il y a encore parfois quelques semi-victoires, la vitesse à laquelle les institutions se sont effondré sous les attaques des Républicain est assez effrayante.
Pour faire un petit rappel de ce que donne ce début de mandat :
- L’ICE fait des raids et fait “disparaitre” des gens.
- Il fait déporter à tour de bras les personnes d’origines étrangères.
- Trump a declaré terroriste les mouvements qui lui plaisent pas comme l’antifascisme, et lui et ses sbires tentent de décréter les personnes trans comme terroristes.
- Il a détruit le département de l’éducation.
- Son mouvement fait virer toute personnes un peu trop LGBT à leur gouts.
- Il a fait réécrire toute l’histoire officielle sur les sites et tout pour qu’elle colle à sa narration.
- Il fait envoyer l’armée dans les grandes villes démocrates.
- Il a menacé d’invasion le Canada et le Groenland.
- Il cherche à détruire toute forme de pensée différente :
- Suppression de financement aux universités n’acceptant pas de suivre son programme conservateur.
- Interdiction d’entrée à la maison blanche aux journalistes progressistes où ne voulant pas suivre la narration officielle.
- Menace, attaque constante des journalistes et progressistes.
Et tout ça, en fait c’est pas complètement nouveau sur un point. Les USA sont un pays impérialiste, et ont tenté et réussi à faire instaurer des dictatures dans de nombreux pays quand ceux-ci partaient un peu trop à gauche. Comme le dit l’expression classique, le fascisme c’est l’impérialisme tourné vers l’intérieur (ou on pourrait dire, l’impérialisme quand il touche les blanc⋅hes). La situation ne date pas de Trump, mais est une évolution progressive de l’impérialisme américain en doctrine fasciste, notamment par les républicains. Parce que comme le rappelle l’article Practical Defenses Against Technofascism, les USA ont lancé des guerres d’aggression contre des pays, créé un système de surveillance mondiale, torturés des personnes à Guantanamo, assassiné des gens par drône dans des pays contre lesquels ils n’étaient pas en guerre, et financent l’armée Israélienne qui commet un génocide à Gaza. (Note : et jouons pas aux angelots en France, on fait pareil, juste avec moins de moyens. L’impérialisme français en Afrique est tel qu’il réussi à aider Poutine en projetant pleins de pays vers celui Russe dans l’espoir de moins subir).
Je vais reprendre ici l’une des définitions les plus célèbres du fascisme, l’ur-fascisme d’Umberto Eco. C’est un classique, mais pas sans bonne raison. Les propriété qu’il donne du fascisme y sont les suivantes :
- Le culte de la tradition où on est “l’avant” et les traditions culturelles ancienne comme l’alpha et l’oméga
- Le rejet de la modernité, à comprendre ici comme la modernité sociale, pas celle technologique (qu’ils kiffent souvent)
- Le culte de l’action pour l’action
- Le désaccord est trahison : Cela se voit chez les MAGA qui tout les trois jours parlent de faire interdire le parti démocrates (et même les imbéciles démocrates qui tentent de faire des compromis)
- La peur de la différence (racisme, homophobie, etc) : Je crois que celui là est bien indicatif.
- L’appel à la frustration de la classe moyenne (pour ensuite en fait le faire sombrer encore plus)
- L’obession d’une conspiration : Pizzagate, et toutes les décaration sur le “lobby lgbt”, sur le “marxisme culturel”
- L’ennemi est à la fois “fort” et “faible” : On le voit souvent dans les déclarations de Trump et Musk. À la fois il y a un wokisme omniprésent, mais chaque nouvelle action de Trump est supposément celle qui a “vaincu le wokisme”
- Le pacifisme est collaborer avec l’ennemi / la vie est une guerre permanente : on le retrouve dans leur discours guerrier continuel, ça parle constamment de “faire la guerre avec” les gens qu’ils veulent détruire.
- La haines des faibles : tout le validisme du régime, et notamment les actions que RFK veut faire envers les handicappés.
- Tout le monde est éduqué à être un héros : On commence à le retrouver dans certaines de leurs publications, mais celle qui me vient en tête est les illustrations (générée par IA) faites pour illustré leur plan de natalité, avec des femmes enceintes montrée en ligne comme des soldats. On présente ici la volonté de l’état US de controler leur corps comme une marque “d’héroïsme”. Dans une forme plus proche de l’ur-fascisme (qui parle plus d’un culte de la mort), je vois ça dans l’augmentation de plus en plus du fanatisme des armes, et les appels constant à la guerre civile des maga. les MAGA semblent impatient d’avoir une guerre civile, pour tuer ou être tué contre les progressistes.
- Le machisme : Est-ce que j’ai besoin d’en dire plus ? Musk et Trump se donnent constamment cette image super virile, faisant des trucs généré par IA pour donner l’impression qu’ils sont super musclé et tout. Cela se retrouve aussi pour Zuck, ou pour Bezos : y’a à chaque fois cette sorte de volonté de se montrer comme des mecs giga virils. Cela se retrouve aussi avec à quel point le mouvement maga et altright sont partie dans les délires de mecs alpha et tout.
- Le populisme selectif : Ça aussi c’est classique. Les républicains se voient comme “le peuple”, et accusent les autres de ne pas l’être (alors qu’ils sont dirigé par des milliardaires).
- La “novlang” : Il y a une grande tentative de maitriser les mots, d’en changer le sens. La censure du mot “cisgenre” et la tentative de le redéfinir comme si c’était une insulte envers les gens cis en est un exemple.
Cependant, le fascisme est USA est particulier, parce que c’est un technofascisme. Il porte ses routes dans un fascisme spécifique de l’alt-right, de la sillicon valley. Il se positionne en posant en “hommes providentielles” les milliardaires de la silicon valley, les posant en être surpuissant et différent fondamentalement des humain⋅es normal⋅es.
Ce facisme est “techno” sur donc trois aspects :
- Le premier est l’un de ses champs de bataille, qui est internet.
- Le second est parce qu’une partie de ses acteurs sont de la silicon valley, et des Big Tech.
- Le troisième est parce que le gouvernement américain embrasse de manière forte les technologies nocives de la big tech.
Cela construit un régime hybride, où marchent main dans la main les grands puissants du gouvernement fasciste, et les grands industriels.
Et cela le rend encore plus dangereux.
Internet est devenu le champs de bataille
C’est l’un des premiers aspects du technofascisme : le champ de bataille c’est internet. Cela a commencé tôt, et l’un des grands moments où on s’est rendu compte a été la gamergate. Les zones “sans règles” comme 4chan et tout étaient devenu des espaces de recrutements des néoconservateurs les plus dangereux. Et cette campagne de harcèlement a été utilisé pour renforcer dans les milieu “nerd” l’emprise de l’alt-right US.
Le second aspect de cette guerre a été celle contre la modération des réseaux sociaux, pour en faire de plus en plus des espaces de puissance de l’extrème droite. Les algorithmes étaient déjà biaisé envers l’extrème droite (qui produit des contenus faisant réagir), et cela a été amplifié lorsque Musk a effectué le rachat de Twitter, et l’a transformé en X, son réseau social pour facho.
Avant qu’ils commencent à vraiment prendre contrôle, ils avaient tenté de faire des “alternatives” à Big Tech, fortement contrôlé par eux : Rumble pour Youtube/Twitch, Truth Social/Gab/etc pour Twitter, etc. L’un des dernier élément en date est Musk qui fait un sous-wikipedia avec Grokipedia, tentant de privatiser le savoir public et d’en faire un outil de propagade, faisant une version Big Tech de ruwiki, le “wikipedia russe” contrôlé par le gouvernement Poutiniens. Il a également annoncé vouloir faire une alternative à Microsoft (nommé “macrohard”, parce que c’est un gros bébé), parce qu’il est obnubilé par les théories du complot sur Bill Gates (et que Microsoft finance une entreprise rivale de la sienne, avec OpenAI). Elon Musk a aidé à l’élection de Trump, a participé au DOGE, etc, il est un des “artisan du trumpiste” (malgré sa relation avec Trump composé de fight intempestifs)
Les GAFAMs sont les enablers du fascismes
Le second aspect est que “big tech” a rejoint très fortement le mouvement maga, et est même en collusion avec. Ce n’est pas juste l’entreprise Muskienne (qui fait partie de big tech, mais tente de se positionner en alternative - voir par exemple la tentative macrohard dite plus haut).
On peut le voir par les nombreux moments où les GAFAMs “traditionnel” ont fait une collusion
- La plupart des GAFAMs ont donné à la cérémonie d’inauguration de Trump.
- Ils donnent pour la création de sa salle de balle dans la maison blanche.
- Trump à défendu Google contre l’Europe par rapport aux trucs anti-trust de l’Europe (qui lui avait mis une amendes).
- Tim Cook à financé une statue pour Trump.
- Apple et Google ont retiré une application anti-ICE de leur store.
- Bezos a fait en sorte que le Washington Post n’approuve pas Kamala Harris.
- Apple à même mis les agents de l’ICE en “groupe ciblé” pour aider la censure de Trump.
Les grandes entreprises aident le gouvernement, mais cela va plus loin que ça, parce que pour certains, en plus d’être des collabos, ils participent à cette bataille d’internet. Et c’est là qu’on va parler de Facebook et de Mark Zuckerberg.
La manière dont Méta aide l’extrème droite est prouvée depuis longtemps. Facebook est un terreau de théories du complot, et ils étaient au courant de la capacité de leur réseau à radicaliser les utilisateur⋅ices. Et cela n’a fait que s’empirer avec le temps :
- Un proche du patron de la CIA et qui a participé à la Fondation Héritage (les architectes de la construction d’une dictature qu’est en train de tenter de construire Trump) à un rôle important chez Meta.
- Mark Zuckerberg à fait après l’élection de Trump un 180 sur la safety, supprimé tout le DEI chez Meta, et supprimé une grosse partie de la modération sur ses réseaux sociaux, autorisant même de dire que l’homosexualité est une maladie mentale.
Et c’est sans compter les moins connus comme Peter Thiel, co-fondateur de Paypal et fondateur de Palantir, qui créer des armes numériques, qui est obnubilé par l’antechrist.
Tout cela à deux grands origine pour moi. La première est que certaines des pensées du fascismes sont simplement très compatible avec l’esprit silicon valley/startup, en particulier le “chacun doit être un héros”, qui pour moi est très compatible avec l’esprit startup. Chaque CEO doit avoir une “mission”, révolutionner le monde, changer les choses à lui tout seul. Les figures mythiques de CEO décidant tout tout seul font partie du truc, des gens sont érigé en génie. Steve Job en est un exemple : ses pires côtés font partie presque du mythe. Cette vision du monde est contraire à la démocratie. Elle se fonde sur l’idée qu’il y aurait des gens fondamentalement différent et au dessus des autres. Et les giga-milliardaires créé par ce système sont encore pire dans ce domaine. Toute redistribution devient presque une attaque envers leur génie.
Un terme aussi souvent utilisé pour décrire le système économique que ce mouvement pousse est le techno-féodalisme. Dans cette thèse notamment posée par l’économiste Yanis Varoufakis, le capitalisme a été tué par le capital lui-même, et été remplacé par un système où “les géants du numérique dominent l’économie mondiale”. Et pour faire ça, les géants capturent le pouvoir économique au travers de rentes en possédant les grandes plateformes qui permettent à la nouvelle économie de fonctionné, tel des seigneurs de terres numériques. On devient dépendant des plateformes pour continuer notre activité économique, surtout qu’avec la Uberisation elle pousse pas mal de monde à être dans des situations précaires.
Quel est le rapport avec le techno-fascisme ? C’est que l’un à besoin de l’autre. Google à failli se faire démenteler par l’administration Biden (parce que même si Biden est de centre-droite, l’équipe qui a géré l’aspect anti-trust semblait plus véner), et même si j’avais peur qu’avec le passage sous l’administration Trump Chrome change juste de maitre par un plus nazi, Google à complètement embrassé le trumpisme pour pouvoir être sauvé.
Attention à l’OpenFascism
Cependant, il faut pas croire que le logiciel libre n’a pas ce même genre de problème.
Dans le logiciel libre, y’a des personnes d’extrème-droite ayant une forte influence, et étant protégé par une partie de la communauté du libre (généralement la partie cis-mec blanche), qui vont dire “faut pas exagérer” ou des trucs du genre.
Un bon exemple à cela est David Heinemeier Hansson, le créateur de Ruby on Rail, qui globalement à fait un meltdown quand on lui a fait remarquer que son entreprise manquait de diversité et qui du coup à dévouer sa vie à être un faf. L’article de Jordan Petridis explique bien la quantité de soucis avec lui, et la manière dont il a utilisé son pouvoir commercial (notamment le fait qu’il soit employé par Shopify) pour détruire les tentatives de le bannir pour sa toxicité. Encore une fois : le capitalisme au service de l’extrème-droite.
Mais là ici, je vais m’intéressé à comment son projet open-source omarchy (juste archlinux avec une config VM tiling toute-faite en vrai, c’est même pas un truc si incroyable) a été énormément mis en avant :
- Il a été financé par Framework, qui se sont pris un clash et on double-down sur le “on aide l’open-source hors de la politique” avec leur “approche big tent”.
- Il a aussi été financé par Cloudflare
Pour moi cela me pose plusieurs soucis : Déjà, en soutenant des fascistes et les récompensant pour leur fascisme, ils font plus de fascisme. Cela renforce ces idéologies, qui sont déjà en train de prendre le pouvoir. Ensuite, ce genre de personne virent la plupart des autres des communautés. Cela retire pleins de gens qui n’ont pas le choix que de partir pour leurs protections, d’où les code de conduites qui ont été adopté dans plusieurs commus afin d’assurer la protection des personnes victimes d’oppressions.
Donc bref, il ne faut pas se dire que parce qu’un projet est libre, il sera éthique.
Il y a un espoir
Avec tout cela, on pourrait déprimer, se dire qu’on est toustes foutu⋅es. Cependant, nous pouvons remarquer qu’ils ne sont pas invincibles. Ils sont puissants, dangereux, et sur le point d’obtenir une victoire, mais nous contenter de les voir comme des ennemis tout-puissants ne fera que les renforcer. Non, il faut constater les danger, prévenir, mais aussi voir ce qui se passe de positif.
Si le parti Démocrate est grandement inutile aux USA dans la lutte contre le fascisme, on a pu voir que les Républicain se sont fait éclaté sur de nombreuses éléctions de 2025 :
- Le maire de New York, Zohran Mamdani, est démocrate vraiment de gauche (se revandiquant socialiste, aux USA c’est rare), pro droit-LGBT, qui a fait une campagne sur le cout de la vie des New Yorkais, alors qu’il a subit une campagne islamophobe de la part d’une partie des autres démocrates et des républicains.
- Le New Jersey et la Virginie ont reçu des victoires démocrates.
- La proposition 50 en Californie de faire un redécoupage pour assurer plus d’élu Démocrates (en réponse aux républicains qui ont fait la même au Texas).
- Y’a eu des victoires aussi dans des court suprêmes d’états.
Et déjà avant ça, un candidat à une court suprême d’un état avait perdu sa campagne en partie à cause de la pub que lui a fait Elon Musk.
De plus, pour la parite logiciel libre, certaines communautés de libre ont encore des fortes valeurs antifasciste.
- Le bureau GNOME à banni à vue Lunduke quand il s’est pointé sur leur discourse pour tenter de diffuser sa propagande
- Le bureau KDE refuse d’utiliser twitter explicitement parce que twitter est nazi (leur réponse)
- ElementaryOS est dirigé par une femme trans de gauche qui n’hésite pas à prendre de manière ouverte des position antifaciste, pour les droits des LGBT, des minorités et des handicapés.
- La fondation Python a refusé 1.5 millions d’aides financière parce qu’y auraient été attaché le fait d’arrêter toute mesure de DEI (Diversité, Egalité, Inclusion).
Et partout des organisations luttent contre cette montée du fascisme, des organisations tentent d’améliorer le monde.
Bref, il ne faut pas céder au désespoir : ils n’ont pas gagné. Nous pouvont survivre, nous entre-aider, faire ce qu’on peut. Et je ne dis pas ça en me disant que tout ira bien, non, je suis assez inquiet⋅e aussi, j’ai peur de voir le pays où je vis sombrer entre leur mains. Mais je sais que juste se dire “tout est foutu” leur donne du pouvoir.
Mais du coup se pose alors encore une question.
Que pouvons-nous faire ?
Le premier truc que je veux dire est qu’il faut faire comme on peut. Le but de cette partie n’est pas de mettre la pression aux gens pour agir. On subit déjà assez, et faites ce que vous pouvez, comme vous pouvez. Je ne veux pas taper sur mes adelphes, dire qu’iels ne font pas assez. Non c’est sur les fachos qu’il faut taper.
Du coup, je vais plutôt dire ce que j’essaie de faire. L’idée est pas de dire que je suis parfait⋅e, je vais lister des trucs que je tente, que je réussi souvent que partiellement.
- En premier lieu, j’essaie de soutenir le moins possible les GAFAMs. C’est difficile dans le web actuel, mais j’essaie de me passer le plus possible des gros services du numériques. Je sais que cela ne suffit pas, mais chaque dollar en moins qu’ils reçoivent est un dollar en moins qui pourra être utilisé contre nous.
- De même, j’évite de soutenir ceux qui participent à l’oppression, à la haine. Je soutiens le mouvement BDS (potentiellement en faisant des exceptions pour soutenir des personnes qui combattent le gouvernement israelien), je n’achète plus rien en rapport avec la série Harry Potter (déjà parce que soutenir une meuf qui veut détruire la vie des gens comme moi, ce serait pas une bonne idée), et j’évite de soutenir les projets lié à des fachistes connus. Encore une fois, c’est pas parfait, et parfois je me loupe.
- Je tente de soutenir les artistes, créateur⋅ices, etc précaire et qui luttent pour l’égalité (encore une fois selon mes moyens et possibilités).
- J’essaie de consommer local (encore une fois, pas toujours facile), d’éviter les grandes marques internationales, d’éviter les fast-food US. Avec le prix de la vie c’est pas toujours simple, et encore étant dev je suis pas à pleindre. Donc pour celui-là : parfois c’est juste pas possible.
- Je milite à l’échelle locale, je suis syndiqué⋅e et je participe comme je peux à la vie politique. Je n’ai pas de carte de partie (en grande partie parce que je suis un peu désabusée des partis), mais je tente de participer quand même aux mouvements.
- D’une manière, écrire ces articles fait aussi partie de ça : je tente de diffuser mes idées, de parler de progressisme, pour ne pas laisser le monopole de la parole à la droite et l’extrème droite. Idem, je tente de créer des petits jeu et d’écrire, avec toujours dedans l’idée d’entraide, de solidarité, d’antifascisme.
- Je tente de survivre, et d’aider mes adelphes. De soutenir mes camarades LGBT+, racisé⋅es, handi⋅es, etc.
- Je tente de déconstruire mes propres biais, mes façons de pensées oppressives. Même si je suis une personne non-binaire queer, je reste une personne blanche, venant de classe moyenne, etc. Tout ce que j’ai dis est fait dans un contexte où c’est sans doute plus simple pour moi. Du coup, je tente d’écouter les voix des autres, de les rediffuser quand je peux.
Mais un autre aspect très important est de se protéger soi-même. Cela veut dire se protéger du burn-out militant, mais aussi de l’antifascisme.
L’article Practical Defenses Against Technofascism indique des choses importantes à faire pour se protéger :
- Utiliser les fonctionnalités de sécurités tels que le Lockdown Mode sur iOS, l’Advanced Cloud Data Protection sur iCloud, l’Android Advanced Protection sur Android.
- Bien mettre à jour autant que possible son appareil. C’est un qui est important, et je vois beaucoup dans la nostalgie rétroweb une tendance à avoir une aversion des mises à jours, et mon avis sur ça est : METTEZ A JOUR VOS MACHINES. Si vous pouvez pas parce que votre appareil est trop ancien, bah oui c’est pas possible, mais si vous pouvez mettre à jour, mettez à jour. Les milices numériques utilisent les failles de sécurités et tout pour tenter de prendre les données, pour installer des spywares. Donc mettez à jour.
- Connaitre ses droits ! C’est très important de les apprendres et de les connaitres.
- Chiffrer ses disques (Bitlocker sur Windows, FileVault sur MacOS, LUKS sur Linux)
- Utiliser des mots de passe sécurisé (plus de 10 caractères)
- Ne pas afficher les notifications sur l’écran d’accueil
- Si votre vecteur de risque est grand, avoir un deuxième téléphone spécial manif/voyages dont vous effacer les données régulièrement peut vous protéger un peu, notamment si y’a un compte séparé dessus.
- Minimiser les données que vous avez sur vos appareils. Activez la suppression automatique des messages, etc.
- Eviter autant que possible la Big Tech, préférez les webapps si possible aux applications des stores controllés par Apple et Google.
- Agir de manière collective autant que possible, sortir, tenter autant que possible quand on peut de parler de personne à personne.
- Il dit aussi que la sécurité est “un sport d’équipe” : ne pas tout poster en ligne, ne pas se venter de trucs qui pourraient causer des ennuis à d’autres, aider les autres à apprendre la sécurité, et ne pas laisser la sécurité empêcher de construire un mouvement de masse.
Tout cela peut sembler beaucoup. Mais j’aimerais revenir sur une vidéo de Reject Convenience, “What if you can’t reject Convenience”. Si vous ne pouvez faire qu’une ou deux choses, c’est déjà une où deux choses qui mettront plus vous et vos proches en sécurités. La perfection est l’ennemie du bien, et il nous faut être bienveillant les un⋅es envers les autres. Notamment, faites les point les plus important pour mettre en sécurités les autres, tel que ne pas se venter sur internet de trucs pouvant mettre en danger, etc.
Mais le plus important c’est de s’organiser, de faire front. Malgré le centre-gauche qui sera toujours plus préoccupé par ses chances électorale que par sauver les gens en danger. Malgré les divisions. D’avoir plus de bienveillance envers nos adelphes. Nous devons rester fort et unis, ce qui veut aussi dire refuser d’accepter les fascisants dans nos groupes, parce que c’est eux qui diviseront en forçant les personnes opprimées à partir.
L’unité ne peut passer qu’avec une ligne antifasciste ferme. Siamo tutti antifascisti.
Miniature : le HQ d'Oracle, passé sous Moshed.