Une semaine de Trump, et c'est déjà le foutoir.

Rédigé par Kazhnuz -

Ce qu'on entendait souvent avant l'éléction de Trump, c'était le fameux "nan mais il ne va pas pouvoir faire des mal, les institutions démocratiques l'empêcherons de faire ses conneries"... Et bien, semblerait que non. Dès la première semaine, il a mis le paquet. Plutot que de faire un gros article et tout, je vais juste faire une liste non-exhaustive de trucs qu'il a fait, pour bien montrer pourquoi on avait peur, et pourquoi non, il ne va pas "améliorer" les choses.

Une semaine de trump, c'est :

  • Il prépare la suppression de la "Obamacare", la loi qui permettait à des tas d'américains d'avoir accès à une assurance maladie. Aucune surprise là dessus, c'est surtout que ça va être très dur pour les bénéficiaires...

  • Idem pour l'immigration et le mur à la frontière : Il prépare bien tout ça. Il était cependant toujours persuadé que le Mexique va se plier, étant même allé jusqu'à dire que s'il ne voulait pas payer, le président Mexicain pouvait "annuler sa visite". D'ailleurs, il semblerait que le président Mexicain ait annulé sa visite et que le président américain ai comme projet de financer le mur avec une taxe sur les importation mexicaine.

  • La suppression des pages relatives au changement climatique, aux droits civiques, aux LGBT, des handicapés et aux Natives Nations.

  • Un décret supprimant le financement des ONG qui soutiennent l'IVG (interruption volontaire de grossesse). Très étrangement, ce décret a été signé qu'en présence d'hommes... Les Pays-Bas ont réagit en lançant un fond international pour ces associations.

  • Les oléoducs ont été approuvés, le forage des gaz de schistes aussi. Parce que l'environnement aussi, il en a rien a faire.

  • La censure des grandes agences scientifiques, qui ont dû créer des comptes twitters alternatifs pour organiser une "résistence scientifique". Numérama maintient une liste pour s'y abonner plus facilement. Peut-être que tout ceux qui parlent de "censure" quand il y a un consensus scientifique sur un sujet apprendront peut-être avec ça ce qu'est une vrai censure... ?

  • Il veut établir une liste des crimes (et délit, puisqu'en anglais on utilise le mot crime aussi pour les délits) commis par toutes les personnes d'origines étrangères dans le pays. Une bonne méthode de manipulation et de chercher des boucs émissaires, en equivant rapidement le fait que les crimes ont des tas de sources multiples. Un bon exemple classique à cela est celleux qui sortent la réthorique des « étrangers qui violent les femmes blanches », en ommettant de dire que la plupart des viols sont commis par quelqu'un de proche que connait la victime. C'est pourquoi on peut utiliser une information pour désinformer : quand elle est partielle, il est possible de déformer la réalité en en montrant qu'une partie.

  • Dans ses ordres sur la "sureté publique", il demande explicitement à toutes les agences fédérales que leurs politiques de respect de la vie privée exclue les non-américains et les résidents permanents des protections offertes par le Privacy Act. Si par défaut ces protections ne concernaient que les citoyens américains, des agences les avaient étendues à tout le monde.

Cela nous prouve une chose : On avait de bonne raisons de redouter cette éléction. Nous avons ici des exemples d'atteintes à la liberté d'expression et d'informations, aux droits des femmes et des minorités, à la vie privée et à l'environnement. Je suis assez sidéré que des gens qui se disent "anti-impérialistes" sont près à le soutenir alors qu'il montre à quel point il est près à s'attaquer aux libertés civiles, et à quel point il l'avait déjà dit. D'ailleurs, récemment il a dit que Chelsea Manning n'aurait jamais dû être libéré de prison (rappellons aussi qu'il avait dit que lui président, Snowden aurait été ramené aux US en quatrième vitesse).

Cependant, il ne faut pas se contenter de faire ce constat, mais plutot réfléchir à ce que cela veut dire. Ici, je vais parler plutot de comment nous, qui ne sommes pas citoyens des Etats-Unis pouvons réagir. Certaines de ces idées peuvent être faites par des citoyens US, mais ne parlera pas à leurs soucis les plus urgents.

On peut voir déjà des réactions aux actions de Trump, ce depuis son arrivée : L'Internet Archive avait réagit en déclarant dupliquer ses données au Canada (même si j'espère qu'il vont rendre redondant leurs informations à travers plusieurs pays). Les comptes twitters non-officiel fonctionnent en cachant le nom de ceux qui le font pour les protéger de l'administration Trump. La réaction des Pays-Bas face à sa suppression des aides pour les associations soutenant l'IVG est très saine. En créant un fond international, on s'affranchit des Etats-Unis dirigés par Trump. Il faut espérer que d'autres initiatives du genre se forment.

On remarque un point commun dans ces trois décision : Il s'agit de faire en sorte de ne pas trop déprendre de l'administration de Trump voir des États-Unis, afin d'essayer de baisser l'influence que la politique de Trump pourrait avoir. Evidemment, dans le monde mondialisé qu'on a aujourd'hui, on ne peut pas éviter à 100% la politique de Trump. Cependant, il est possible d'éviter de trop trop dépendre de ces humeurs. D'une certaine manière, on revient à la question du status d'hyperpuissance des US.

Sur les questions de censures et de vie privée, je pense que c'est là que des projets tels que Dégooglisons Internet et que la communauté scientifique internationale peuvent permettre de réagir : Il est possible de décentraliser les données, d'éviter de nous rendre trop dépendant de silos, et des risques de censures. Comme on a proposé l'utilisation des réseaux sociaux décentralisés et du logiciel libre comme moyen de combattre la censure et la surveillance en Turquie ou en Russie, cela peut aussi permettre de la combattre aux US.

Cependant, il faut se rendre compte que ce n'est qu'une partie du soucis. Mais on peut déjà faire quelque chose sur ce point-là.

EDIT au 30/01/2017 : Et maintenant on a le MuslimBan. Les résidents de sept pays musulmans ont été interdits d'accès à l'entrée aux Etats Unis. Une décision est purement pour aller dans le sens du poil des bigots, puisque certains pays dans lesquels les US ont des intérêts économiques. Trump sacrifie les réfugiés (et toute la communauté musulmane au racisme qu'il amplifie de par sa recherche de boucs émissaires à tous les problèmes du pays) sur l'autel de la bigoterie.

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Un nouveau system de "content warning" pour Mastodon

Rédigé par Kazhnuz -

Mastodon, l'implémentation alternative de GNU Social continue d'étendre le protocole afin de permettre des nouvelles possibilités. Il y a quelques temps, un véritable système de blocage avait été implémenté (cependant GNU Social n'est pas (encore ?) compatible avec cet ajout, ce qui en fait une grosse limite), ce qui permettait de bloquer les comptes indésirables (une fonctionnalité qui serait bien sur Diaspora*).

Récemment, la nouvelle fonction implémenté par Blackle est un système de content warning : Vous pouvez masquer le contenu du post et indiquer pourquoi ce contenu est masqué. Cela rend ce système très flexible, parce que comme vous indiquez pourquoi vous le masquer, il peut servir aussi bien pour des spoilers d'oeuvres, pour des triggers warnings (le fait de prévenir quand le contenu d'un post est sur un sujet qui peut être dur pour des personnes, par exemple celleux qui ont subit un traumatisme), ou des contenus Not Safe For Work. Une vidéo du système (lorsqu'il était encore en développement) en action.

C'est donc un petit ajout très intéressant, et c'est le genre d'initiative qui aide des réseaux sociaux à devenir des espaces plus sains :)

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11/02/14 : The Day We Fight Back

Rédigé par Kazhnuz -

Merci au Framasoft pour avoir diffusé la nouvelle et avoir traduit, pleins de datalove à vous. Une grande journée d'action est prévue pour le 11 février, en hommage à Aaron Swarz (un des meneurs de la lutte contre Acta). Parmi des organisations qui participe à cette journée d'action, on trouve Mozilla, Reddit, et d'autres organisations importantes des internets. Qu'elle marche ou ne marche pas, cette journée sera un moyen de dire qu'internet ce sont les utilisateurs, et que nous sommes près à nous engager pour ce média qui nous permet de tous d'avoir l'accès à un outil d'expression, que l'on soit petit ou grand.

Bref, nous relayons ce mouvement, à notre toute petite échelle, nous partageons, parce que nous sommes également pour un internet libre et ouvert, sans que l'on ait un gros œil au dessus de nous. Vous pouvez avoir accès ici au site du mouvement

(Traduction venant du Framablog, par audionuma, baba, Asta, toufalk, KoS, Omegax.)

À l’occasion de l’anniversaire de la disparition tragique d’Aaron Swartz, des grands groupes d’internet et des plate-formes en ligne annoncent le jour de l’activisme contre la surveillance de la NSA

Mobilisation nommée « The Day We Fight Back » en l’honneur de Swartz et pour célébrer l’anniversaire de la disparition de SOPA

Une large coalition de groupes activistes, compagnies, et plate-formes en ligne tiendront une journée mondiale de l’activisme en opposition au régime d’espionnage de masse de la NSA, le 11 février. Nommé « Le Jour De La Contre-Attaque », la journée de l’activisme a été annoncée la veille de l’anniversaire de la disparition tragique de l’activiste et technologiste Aaron Swartz. La manifestation est en son honneur et en célébration de la victoire contre SOPA deux ans plus tôt, qu’il a contribué à arrêter.

Parmi les participants, on compte Access, Demand Progress, l’Electronic Frontier Foundation, Fight for the Future, Free Press, BoingBoing, Reddit, Mozilla, ThoughtWorks, et plus encore à venir. Ils rejoindront potentiellement des millions d’internautes pour persuader les législateurs de mettre fin à la surveillance de masse ? non seulement des Américains, mais aussi des citoyens du monde entier.

Le 11 janvier 2013, Aaron Swartz s’est suicidé. Aaron était doté d’un esprit brillant et intuitif, qu’il mettait au service de la technologie, de l’écriture, de la recherche, de l’art, et plus encore. Ses derniers jours furent consacrés à l’activisme politique, en soutien aux libertés civiles, à la démocratie et à la justice économique.

Aaron a déclenché, puis aidé à diriger le mouvement qui viendrait finalement à bout de SOPA en janvier 2012. Cette loi aurait détruit l’Internet tel que nous le connaissons, en bloquant l’accès aux sites qui proposent du contenu généré par les utilisateurs ? ceux-là même qui rendent Internet si dynamique.

David Segal, directeur exécutif de Demand Progress, qu’il a co-fondé avec Swartz, a dit : « Aujourd’hui, la plus grande menace contre un Internet libre, et plus largement contre une société libre, est le système d’espionnage de masse de la NSA. Si Aaron était encore en vie, il serait sur le front, pour combattre des pratiques qui minent notre capacité à entreprendre tous ensemble, comme des êtres humains réellement libres. »

Selon Roy Singham, président de la compagnie de technologies globales ThoughtWorks, où Aaron a travaillé jusqu’à sa mort : « Aaron nous a montré qu’être technologiste au 21e siècle signifiait prendre des mesures pour empêcher la technologie d’être retournée contre l’intérêt public. Le moment est venu pour la tribu mondiale des technologues de se lever ensemble et de faire échouer la surveillance de masse. »

Selon Josh Levy, de Free Press : « Depuis les premières révélations l’été dernier, des centaines de milliers d’internautes se sont réunis en ligne et hors ligne pour protester contre le programme de surveillance de la NSA, contraire à la Constitution. Ces programmes attaquent notre droit fondamental à nous connecter et à communiquer de façon privée, et frappe au cœur des fondations de la démocratie elle-même. Seul un large mouvement d’activistes, d’organisations et d’entreprises, peut convaincre Washington de restaurer ces droits. »

Brett Solomon, directeur exécutif chez Access, ajoute : « Aaron pensait en terme de systèmes. Il savait qu’un Internet libre et ouvert est un prérequis vital pour préserver la liberté et l’ouverture des sociétés. Son esprit vit encore à travers notre conviction que là où des menaces pèsent sur cette liberté, nous nous lèverons pour les combattre. Le 11 février, nous nous battrons contre la surveillance de masse. »

Le jour J, le collectif et les activistes qu’ils représentent téléphoneront et enverront des mails aux députés. Les propriétaires de sites web mettront en place des bannières pour encourager leurs visiteurs à combattre la surveillance et les employés d’entreprises technologiques demanderont que leur organisation fasse de même. Il sera demandé aux usagers d’Internet de créer des mèmes et de changer leurs avatars sur les média sociaux pour refléter leur demande.

Les sites web et les usagers d’Internet qui veulent prendre part peuvent visiter TheDayWeFightBack.org pour s’inscrire et ainsi recevoir par mail les dernières nouvelles et indiquer que leur site participe à l’évènement. Des nouvelles seront régulièrement postées sur le site entre maintenant et le 11 février, date de la journée d’action.

QUI : Access, Demand Progress, Electronic Frontier Foundation, Fight for the Future, Free Press, The Other 98%, BoingBoing, Mozilla, Reddit, ThoughtWorks… et beaucoup d’autres à venir

QUOI : Journée d’action en opposition à la surveillance de masse, en l’honneur de Aaron Swartz et pour fêter l’anniversaire de l’abandon de SOPA

QUAND : 11 février 2014

CE QUE PEUVENT FAIRE LES UTILISATEURS D’INTERNET :

- Visiter TheDayWeFightBack.org
- S’inscrire pour indiquer que vous participerez et recevoir les dernières nouvelles.
- S’inscrire pour installer des widgets à mettre sur vos sites web pour encourager vos visiteurs à combattre la surveillance. (Ils seront finalisés dans les jours à venir.)
- Utiliser les outils des média sociaux disponibles sur le site pour annoncer votre participation.
- Developper des mèmes, des outils, des sites web et faire tout ce que vous pouvez pour participer et encourager les autres à faire de même.

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Quelques moteurs de recherches respecteux de votre vie privée

Rédigé par Kazhnuz -

Si nous sommes sur un site parlant principalement de culture accessible gratuitement, nous songeons également au moyen d'utiliser cette culture. En effet, nous adorons Internet non pour ses lolcats et ses meme ( bon, okay, on avoue, on aime bien ça aussi :p ), mais pour toute cette culture, toutes ces informations qui sont accessibles sur le web et encore plus sur internet. Mais évidemment, pour avoir ces informations, il faut pouvoir y accéder et les utiliser, et c'est pour cela que nous parlons aussi de temps en temps de logiciels. Et une des étapes pour trouver quelque chose, c'est la recherche. Nous pouvons certes trouver par hasard parfois des choses qui nous plaisent, mais souvent nous avons à le chercher. Et il s'avère qu'avec Prism, il y a eut une certaine pertes de confiance envers le mastodonte Google.

Voici donc six moteurs de recherches alternatifs plus respectueux de votre vie privée... Et on vous rassure, on n'a mis ni Bing, ni Yahoo :)

1 - Mysearch

MySearch est ce qu'on nomme un logiciel qui récupère les résultats à partir de différents moteurs de recherches, faisant de lui un méta-moteur de recherche. Utilisant Google, Wikipedia, Google Video, Google Images et OpenStreetMap pour obtenir ses résultats, il a comme première particularité de tourner en local assez facilement, grâce à python : il vous suffit de le télécharger, de le lancer et d'accéder à l'adresse http://localhost:60061/ pour l'utiliser !

Cliquez ici pour accéder pour en savoir plus

2 - Searx

Comme notre logiciel précédant, Searx peut être utiliser en local, est open-source, et est un méta-moteur de recherche. Il reste sur d'autres point plus puissant, notamment parce qu'il utilise plus de sources, à savoir : Google, Bing, Yahoo, Duckduckgo, DDG Definition, Currency, Startpage, Urbandictionary, Twitter, Piratebay, Youtube, Dailymotion, Vimeo, GitHub, StackOverFlow, Soundcloud, Deviantart, Flickr... Yep, cela permet un bon recoupage de résultat. Encore en développement, des fonctionnalités se rajouteront au fur et à mesure.

Vous pouvez essayer ses résultats ici, le télécharger , et si vous le téléchargez, n'hésitez pas à consulter le wiki, pour connaitre comment installer ce logiciel ;-)

3 - Yacy

Yacy n'est pas un méta-moteur de recherche, mais un moteur de recherche open-source fonctionnant sur le mode du Peer to Peer, c'est à dire qu'au lieu d'avoir des résultats stockés sur un serveur central, ce moteur de recherche partage les sources de résultats depuis les nombreux utilisateurs. Ce mode de fonctionnement fait qu'aucune censure n'est théoriquement possible, ce qui en fait un moteur avec un très fort potentiel, ce qui est malheureusement terni par la lenteur du moteur de recherche (devant se connecter sur les nombreux peers) et le manque de pertinence des résultats.

Vous pouvez cliquer ici pour en savoir plus sur ce logiciel

4 - StartPage et Ixquick

Ces deux moteurs de recherches accessibles en ligne sont édités par la même société, le premier étant un crawler spécialisé pour rendre les résultats de Google, le second étant un méta-moteur de recherche. Les deux services possèdent comme particularité de passer les résultats par un proxy pour aider votre anonymisation, ce qui fait que Startpage est souvent le moteur de rechercher par défaut des navigateur utilisant TOR, pour faire double-sécurité.

Cliquez ici pour accéder à Startpage et à Ixquick

5 - Duckduckgo

Duckduckgo est un moteur de recherche confidentiel, sans bulle filtrante (c'est à dire que les résultats sont les mêmes pour tous), il est également doté d'une interface dépouillée, son but étant de remplir son rôle, et de bien le remplir. Ce site est très apprécié pour sa politique de confidentialité, ainsi que ses quelques outils qu'ils proposent, mais possède comme défaut de donner des résultats moins pertinent que les sites utilisant les résultats de Google, étant donné qu'il produit ses propres résultats. Cependant, il est à remarqué que Duckduckgo étant présent aux États-Unis, et ne donnant au final qu'une promesse quand à nos données personnelles, on peut se demander si utiliser un véritable moteur de recherche libre n'est pas une meilleurs solution...

Cliquez ici pour accéder à Duckduckgo.

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